‹ Les eopeés françaises (volume 2)Chapitre 91 sur 180 · ET DE SES ORIGINES · texte numérisé non relu

ET DE SES ORIGINES

La(( versification » française est d'origine latine : cette ori:,'incspromièros

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proposition est depuis longtemps passée a 1 état d axiome. v^rsincntion Mais c'est peut-être, dans cet ordre d'idées, le seul point

' !\OTE SIR LA VERSIFICATIOIV RHYTIIMIQIE EN GÉIVÉRAL, ET SUR CELLE DES CIIA\SO\S DE GESTE E\ PARTICLLIER. — ÉTAT DE I.\ fil ES-

TION. Deux doctrines se trouvent anjounl'luii en présence : M. Gaston Paris a développé l'une dans sa Lettre à M. Léon Gautier sur la VersijkalioH latine rhijllimiqiie(\HCA]j; nous avons exposé l'autre dans notre thèse sur l'Histoire de la versification latine au moyen âge (1855), dans notre Introduction aux Œuvres poétiquesiVAdanideSaint-Viclor (\SâS) et surtout dans le Cours que nous avons professé à l'École des chartes, en 1860, sur l'Histoire de la poésie latine. = Or, nos théories pouvaient alors se résumer en cette proposition : « C'est à /) force de déformer la versification antique, fondée sur le mètre ou sur la )) quantité, qu'on est parvenu à la transformer en la versification moderne » fondée sur le nombre des syllabes et l'assonance. » Les théories de M. Gaston Paris, au contraire, pouvaient et peuvent encore se condenser en ces trois propositions : « L'accent est un ékmient essentiel de toute versification rliythmi- )i que. — ^ La versification rhythmique latine dérive au moyen îige de la versi- )) fication rhythmique on populaire des Romains, et elle n'a rien emprunté à leur 1) versification métrique. — 11 en est de même de la versification française : )) elle doit tout au système rhythmique, et ne doit rien aux mètres latins. » Nous allons, en ce moment, traiter la question à nouveau pour prendre position entre notre ancienne opinion et les idées de M. Gaston j'aris. Il ne nous coule pas d'avouer que, jusqu'ici, nous n'avions pas donné à l'accent toni(iue la place qu'il mérite et qui est certainement la [u-emière. Mais nous nous empressons d'ajouter que, si la versification rhythmique du moyen âge a emprunté ses principes (l'accent, le syllabisme et l'assonance) à la vieille versification populaire des Latins, elle a emprunté ses types, ou les proportions de ses vers, à celte versification savante de l'ancienne Rome qui, dejuiis le iv" siècle de notre ère, s'est de plus en plus modifiée ou transformée sous rinlluence de la poésie populaire. Telle est la doctrine que nous allons développer en une série de propositions scientifiques où nous répéterons à dessein, sous une forme plus aride, les idées qui sont plus vivement exprimées et défendues dans le texte même du présent chapitre. = Cet exposé se divise de lui-même en quatre parties : « |. De la versifica-

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