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Il TART. MVK. ir.
CHAI'. XXIII
Il VXRT. LIVK.
cii.vr. XXIII.
562 CONCLUSION GËNËRALK
gTaudeur et une simplicité qui sont bien faites pour nous émouvoir profondément ; mais nos poètes n'en ont pas voulu, ils étaient laïques et faisaient profession de détester les porteurs de frocs. Ils chantaient devant des auditoires de gens de guerre qui ne comprenaient rien aux vertus monastiques et se représentaient volontiers tous les moines gros, gras, tieuris, gourmands et libertins. Pour avoir du succès dans ce monde des châteaux, nos épiques se sont amusés à dessiner la caricature de Guillaume, au lieu de peindre son portrait. Ils nous le montrent sous les plus odieuses couleiu's, buvant le vin du couvent , mangeant comme six , battant les moines à coups de pied, brisant les portes du monastère, brutal, ivrogne, vorace, ridicule, odieux. Telle est l'idée-que uous donne de la conversion de Guillaume la première partie du Moniage. C'est un panq)hlet sans esprit, qui a pu faire rire les gros barons brutaux du douzième siècle, mais qui nous révolte et ne nous amuse point. Nous tenions à dire ces choses et à faire cette protestation.
Conclusion de Toutcfois Guillaumc a été plus heureux que Gharlei°x\lomlSiHve maguc. Sou histoire a été moins défigurée par la lé-
« /!« '/.Vn'/<? gende ; il a été moins outragé par nos épiques. Certes, les biaitalites ([ue lui prête le Charroi de Aunes ont un caractère odieux. Certes, il n'y a rien d'historique dans ces violences que plusieurs de nos poètes attribuent ailleurs au plus fidèle et au plus res})ectiieux des serviteurs deCharlemagne, dont ils font le plus inique et le plus grossier de tous les protecteurs. Certes, toutes ces fables sont inférieures à la réalité, qu'elles déshonorent. Mais enfin il est deux poèmes, tout au moins, où le Guillaume de la légende est égal à celui de l'histoire : le Couronneiaent Looys et Aliscans.