‹ Les eopeés françaisesChapitre 46 sur 180 · ANALYSE DE GARIN DE MONTGLAISE · texte numérisé non relu

ANALYSE DE GARIN DE MONTGLAISE

belle Aude; Mille, (lui fut due de Fouille, et Girart mpart. livr. n.

' ' ^ CHAP. IV

d^ Viane, le grand ennemi de Gliarlemagne '.

Mais, à nos yeux, c'est à l'aîné de ces enfîints qu'était réservée la plus grande gloire : car il devait être le père de cet Aimeri de Narbonne qui eut pour fds Guillaume d'Orange, le béros de toute notre geste.

1. Gatnn de Montglane, Bibl. Nat. fr. 24403, f" 118 v». Notre poëte s'est préoccupé, à la fin de sa Chanson, de relier tellement quellement son récit à celui de Girart de Viane ; mais rien n'est plus maladroit que cette soudure : « Tant les norri Garins et tôt dis guerroia — Que avoir h lailli jwr ce que tant dona. — Quant furent bel et gent, Garins li regarda : — Povres les vit et nus, moult forment l'en pesa. — Quant vestir ne les puet, por poi ne forsena. — A un tans de pascor au Roi les envoia — Qui chevaliers les fist et qui les adouba ». C'est là une traduction très-inintelligente des premières laisses de Girart de Viane. La pauvreté du vieux Garin est fort-uaturellë meut expliquée dans ce dernier poëme par l'envahissement des Sarrasins qui s'étaient rendus maîtres de tout le pays aux environs de Montglane; l'auteur de Garin se contente assez niaisement de nous dire que sou héros s'était appauvri à force de libéralités. Et il termine son œuvre par ce dernier trait : « De l'estoire Garin plus avant n'en i a » {P 118 vj.

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