‹ Les Éperons BronchiquesChapitre 6 sur 36 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Une bronche qui s’abouche sur une face d’une autre bronche forme avec cette dernière deux angles complémentaires dont l’un est aigu : c’est l’éperon de la bronche du plus petit calibre.

Il marque le lieu de séparation du courant aérien qui pénètre dans l'arbre respiratoire; il forme, dans l’orifice circulaire d’abouchement de la plus petite des deux bronches, une saillie arciforme qui est toujours la partie la plus distale de l’orifice. Quand une bronche se divise en deux bronches de même ordre, l’éperon constitue la partie initiale de l’espace situé entre les bronches de division.

Les éperons ne semblent pas, a priori, mériter un intérêt particulier. Mais en pratiquant des bronchoscopies sous la haute direction de J.-M. LEMOINE dans le service du Docteur AMEUILLE, à l’hôpital Cochin, nous avons compris l'intérêt que pourrait avoir l'étude de cette question dont notre maître le Docteur AMEUILLE nous avait montré toute l'importance.

Déjà quelques auteurs en ont fait une description sommaire en étudiant l’arbre bronchique en général. Nous avons entrepris cette étude à un autre point de vue : celui du bronchoscopiste.

Les éperons sont les seuls points de repère dans une exploration bronchique. Il faut progresser en pro-

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fondeur dans les bronches en recherchant les éperons au fur et à mesure de l’arrivée du bronchoscope à leurs niveaux successifs. L'examen approfondi systématique des éperons au cours des affections bronchiques et pulmonaires a révélé des modifications pathologiques que l’on a pu étiqueter pour la plupart et auxquelles on peut attribuer une valeur séméiologique. POLICARD et GALY terminent d’ailleurs leur remarquable ouvrage « Les Bronches » en développant sommairement cette idée (p. 180)

« Les zones de bifurcations bronchiques présentent un grand intérêt du point de vue pathologique. »

Mais la constatation de ces faits nous a amené à en rechercher les causes, et après avoir essayé de montrer le double intérêt de ces carrefours bronchiques, nous envisagerons les problèmes pathogéniques.

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