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CHAPITRE I

POINTS DE REPERE DE BRONCHOSCOPIE

Explorer les bronches pour extraire un corps étranger est chose relativement facile; mais examiner des bronches et y découvrir soit un aspect particulier de la muqueuse, soit un peu de muco-pus sortant d’un orifice, soit une sténose ou une tumeur, nécessitent la connaissance de points fixes qui indiquent la situation du champ d'exploration dans la bronche, de repères qui donnent avec certitude leur localisation. Cette notion de localisation est très importante pour.les bronchoscopies ultérieures et pour établir de nombreuses indications thérapeutiques.

Ainsi, avec le tube bronchoscopique de 45 cm. de longueur progressant dans un cylindre bronchique de calibre régulièrement décroissant, les seuls accidents que l’on rencontre sont les éperons. Comment se présentent-ils au cours de la bronchoscopie ? C’est l’objet de ce premier chapitre.

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a. — EPERON TRACHEAL, OU CARINA (A).

Dès que l'extrémité du bronchoscope est parvenue à 7 ou 8 cm. au-dessous de l’isthme glottique, on commence à apercevoir une ligne verticale, pâle, mince, située un peu à gauche de la ligne médiane, entre les deux orifices circulaires des bronches souches : c’est l’éperon trachéal.

Au fur et à mesure que l’on se rapproche de la partie distale de la trachée (fig. 1), on se rend compte que cette ligne se raccorde avec les faces antérieure et postérieure de la trachée en formant un arc de cercle concave vers le haut. Elle marque l’origine des deux bronches souches et limite leurs bords internes.

L’éperon nous apparaît formé par la réunion de deux plans; il se présente avec une couleur jaune rosé, couleur normale de la muqueuse bronchique. Par transparence on aperçoit des lignes blanches, arciformes, régulières, perpendiculaires aux axes des bronches-souches : les anneaux cartilagineux. ic

A l’aide du télescope à vision directe, on peut examiner cet éperon de plus près. La muqueuse est de coloration uniforme, légèrement brillante, ne laissant que très rarement transparaître de très fins vaisseaux. L’extrême sommet est plus pâle. Les cartilages paraissent par contre assez irréguliers, soit qu’ils se bifurquent pour passer par l'extrême sommet de l’éperon, soit au contraire qu'ils le côtoient. Ces deux sortes de formations conditionnent l'aspect plus ou moins aigu normal de l’éperon trachéal.

Aux deux temps de la respiration, il subit d’importantes modifications. On observe, chez tous les sujets

or » à LAS É . “ = (1) Terme employé dans toute la terminologie des auteurs anglo- SaXONS.

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qui ont un éperon trachéal normal, un élargissement de l'angle à chaque inspiration.

HOVELACQUE a bien étudié ces variations :

« Aux divers temps de la respiration, l’angle de « bifurcation varie de 10° à 20°, il est plus grand dans

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