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PoLicArD et GALY ont repris la question et ont décrit un phénomène supplémentaire : lallongement bronchique. Pour ces auteurs, les modifications de l’éperon à l'inspiration seraient dues à l’association de cet allongement et de l'élargissement bronchique; Langle du dièdre passerait de 42° à éprauss à 60° à l’inspiration.
Pour notre part, nous avons noté un élargissement de l’éperon associé à :
— un aplatissement de l’arc de cercle concave vers le haut que forme la crête de l’éperon,
— une légère translation vers le bas, plus accentuée chez les sujets à respiration abdominale,
— une légère translation en avant, plus accusée chez les sujets à respiration thoracique (la partie la plus mobile du thorax est en effet la portion antérolatérale des côtes),
— un élargissement des espaces qui séparent les arcs Cartilagineux, avec une plus grande visibilité de ces arcs, Ce qui suppose un amincissement rythmé de la muqueuse sus-jacente par étirement.
Ainsi se présente au point de vue statique et dynamique l’éperon qui est la séparation entre les deux grandes voies desservant les poumons en vue de leurs fonctions vitales : la ventilation et l'élimination des sécrétions.
b. — EPERONS DES BRONCHES DROITES.
Pour explorer la bronche droite on incline latéralement la tête et le cou du malade du côté opposé à celui que l’on veut explorer, c’est-à-dire du côté gauche.
Le premier repère que nous trouvons est l’éperon de la bronche lobaire supérieure droite. Il est assez diffi-
cile à découvrir, et dès que l’on est descendu au-delà de l’éperon trachéal dans la bronche souche droite, il faut en suivre la face externe. À deux centimètres environ de ia trachée, on aperçoit, à la partie droite de la lumière du bronchoscope, une ligne verticale plus colorée mais moins nette que l’éperon trachéal; elle forme, elle aussi, un arc de cercle concave vers le haut, dont les deux extrémités viennent se raccorder avec les faces antérieure et postérieure de la bronche souche droite. Il est formé par l’union de la face externe de la bronche souche droite, segment inférieur, que l’on voit tangentiellement, et d’une autre partie qu’un télescope à 60°:(1) va nous permettre de localiser : la face inférieure de la bronche du lobe supérieur droit. Il marque en effet la partie distale de l’orifice de cette bronche.
Cet éperon est moins haut que l’éperon trachéal; sa hauteur est en rapport avec le calibre bronchique, mais son angle d'ouverture est plus grand : 90° en moyenne. La muqueuse est légèrement rosée et les arcs cartilagineux se voient par transparence. Ils sont moins nets que sur l’éperon trachéal et on les distingue mieux sur la paroi externe de la bronche souche droite; on se rend compte que cet éperon est dissymétrique. Le versant de la bronche souche est le moins concave et les arcs cartilagineux sont encore nets, tandis que l’autre versant, qui est le début de la face inférieure d'une bronche de denxième ordre est nettement plus concave.
Comme l’éperon trachéal, cet éperon est mobile a la respiration, mais des modications dynamiques sont moins importantes. On note cependant, à chaque inspiration, un mouvement de descente de l’éperon vers le diaphragme associé à un mouvement pius léger de translation vers la paroi antérieure du thorax. L’angle
(1) Télescope dont l’axe du champ visuel forme un angle de 60° en avant avec l’axe du champ normal.
ose
d'ouverture est très légèrement augmenté chez les sujets normaux.
Le repérage de cet éperon permet d'explorer la bronche lobaire supérieure droite dont il marque la partie distale de son orifice d'abouchement dans la bronche souche.