CARACTÈRES GÉNÉRAUX DES ÉPIDÉMIES DE PNEUMONIE
Evolulion locale. — Parmi les caractères généraux de leur histoire nous relevons tout d’abord leur peu de ten-
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dance à couvrir de grandes surfaces. Elles se renferment dans des circonscriptions territoriales étroites. Même dans ces loyers restreints cette tendance se traduit encore par une distribution particulière des cas morbides, par la réunion de la plupart d'entre eux dans un quartier, dans une rue, dans un groupe de maisons contiguës, dans une prison, une caserne, un hôpital ou bien uniquement dans une seule maison. Pour tout dire en un mot, elles se localisent.
Évolulion saisonnière. — Les épidémies de pneumonie n'ont pas de climat; à part les latitudes extrêmes, elles ont élé observées à peu près sur tous les points du globe. En revanche, on peut bien dire que c’est une maladie saisonnière.
Toutes les statistiques, quelle qu’en soit la provenance, attribuent le maximum de cas d'épidémies à la fin de l'hiver et au printemps. Une revue rapide des faits que nous avons rapportés nous en donnera encore la preuve.
L'épidémie de Rodman évolue dans le cours du mois de février et de mars. Dans celle de Kühn, les 58 cas de pneumonie se distribuent ainsi : janvier 2, février 2, mars 10, avril 22, mai 7, juin 6, juillet 2, septembre 2, 6etobre, novembre, décembre pas de cas. Dans l'épidémie d'Amburg, du 1" janvier au 28 mai 1880, il y eut 161 pneumonies. L'épidémie de Rietgnorthosen compte 42 cas du 28 mars au 28 mai. Butry observe 1 eas en mars, 13 en avril, 5 en mai, 1 en juin. L'épidémie de Desplats évolue au mois de février et de mars ; celle d'Euzière éclata en mars et celle de Mongour et Got en février.
Voilà les faits, l'explication en est plus difficile. Cer- Lains ont essayé d'en donner une, mais leurs arguments