‹ Les Épidémies de PneumonieChapitre 19 sur 23 · CONTAGION · texte numérisé non relu

CONTAGION

Que la pneumonie soit contagieuse, rien de plus naturel, puisque son agent est un microbe. Il est facile de suivre les traces manifestes de la contagion dans les cas d'épidémie que nous avons signalés.

Dans certaines circonstances la contagion se fait au moyen des vêtements, des draps, des objets ayant appartenu à des malades ; on a même vu des exemples où la contagion s’est produite par l'intermédiaire de sujets sains. Kühn, qui avait élé malade, ayant donné ses habits à netloyer à son cocher, lui passa ainsi la pneumonie. La bonne qui le remplaça dans ce travail fut frappée elle aussi. Se rendant chez les siens après sa guérison, elle emporta avec elle quelques vêtements et huit ] Joe après sa sœur tombait malade.

Dans le cas de Mouisset, plusieurs garçons boulangers se transmettent la pneumonie par l'intermédiaire des draps du lit qu'ils occupaient successivement. Les exemples de ce genre sont nombreux.

La contagion directe est signalée par la plupart des observateurs d'épidémies peu étendues, comme celles de maison et de famille. Les cas de Wynter Blyth, de Bonnemaison, de Patchett, d'Azéma, sont des exemples frap- pants.

Tantôt il s’agit des habitants d' une même maison qui, dans leur voisinage journalier, se passent la pneumonie l’un à l’autre; d’autres fois ce sont des individus en parfaite santé venant du dehors visiter un pneumonique et qui, après un séjour plus ou moins prolongé, sont

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frappés du même mal. Dans les quatre cas de pneumonie observés par M. Euzière à l'asile de l'Hôpital Général, la contagion directe est aussi évidente, et il apparait bien que l’expectoration en a été le véhicule. D'ailleurs la contagion n’est plus niée par personne aujourd'hui; il n'est donc pas nécessaire que nous insistions plus longuement.

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