‹ Les Epidermites à LèvuresChapitre 5 sur 25 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Historique

Depuis longtemps on a signalé des infections du derme et du tissu cellulaire sous cutané dues à des levures. La première observation en date est de Rr- VALTA (1873). Plus récemment, en 1896, GILCHRIST décrit une levure, appelé par lui plastomyces dermatitis, rencontrée dans un cas de scrofulo-dermatite chronique. Ce parasite est à nouveau mis en évidence par GILCHRIST et STOKES dans un cas de pseudo-lupus vulgaire. En 1900 PELLIER décrit des lésions profondes végétantes à Saccharomyces. Mais nous ne mentionnons ces faits que pour mémoire car ils sortent du cadre de notre travail. Nous ne considére-. rons, en effet, que les lésions de l’épiderme occasionnées par des levures. Or la connaissance de ces lésions est toute récente.

Dès 1889 il est vrai TomMasori étudiait la flore saccharomycétique de la peau normale ; il décrivait 6 levures : les saccharomyces rosaceus, albus, flaxus, albus villosus, reticulosus, multiformis ; et cet auteud indiquait que ces levures cutanées pouvant devenir pathogènes leur étude méritait une grande attention. Mais le rôle de ces levures était envisagé par la plupart des dermatologistes avec un esprit critique qui se refusait à leur atribuer aucun rôle dans la genèse des affections de la peau leur accor-

dant seulement un rôle saprophytique. C’est en grande partie aux dermatologistes Américains, et en France aux travaux de MM. GOUGEROT et GANCEA, de MM. HupeLo et MonrLaur, de MM. DuBREuIL et Jou- LIA, de M. PETGES, que lon doit de connaître l’importance très grande des levures en dermatologie.

En 1908 WhHirFIELD présente à la société Britannique de Dermatologie une préparation microscopique et une culture pure d’une levure provenant d’un cas de « Dermatite intertrigineuse de la région inguinoserôtale ». Le malade était un homme déjà âgé qui souffrait en apparence d’un intertrigo ordinaire des plis de l’aine et du périnée. L'examen d’une squame avait montré que la couche cornée contenait en abonrance des corps ronds considérablement plus larges que les spores du trichophyton. Pas de filaments. Deux squances provenant de deux points différents, du placard intertrigineux avaient été ensemencés sur milieu SABOURAUD et l’auteur avait obtenu dans les deux tubes une culture pure de levures. Le D' Wuit- FIELD conclut nettement à l'existence d’un epidermite à levures.

En 1908 également PHALLEN et NicoLs aux Philippines notent un grand nombre d’intertrigos à levures et en viennent à cette conclusion que les infections mycosiques de la peau sont fréquents en cette contrée. Puis en 1910 et 1922 des observations sont publiées en Autriche et en Allemagne où HEUBNER, BECK, IBRAHIM, KAUFFMANN-WOLF décrivent des ery-

e thèmes variés papulo vésiculeux papulo-pustuleuxpapulovesiculosquameux à saccharomyces.

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