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C’est en 1914 que les premières observations d’épidermites à levures furent publiées en France. Bien Ctudiées et convaincantes elles ont créé un mouvement actif vers l'étude de ces infections mycosiques: aussi y insisterons-nous un peu.
Le 7 mai 1914 MM. GOUGEROT et GANCEA présentent à la Société Française de Dermatologie et de Syphiligraphie un malade atteint, disent ces auteurs, d’ « Epidermomycose des pieds due à un parasite du genre des levures ». Aucun texte n’accompagne la présentation de ce malade : mais son observation paraît dans le Bulletin de la Société de Dermatologie de Juillet 1914.
Le 4 juin 1914 MM. HupeLco et MONTLAUR cammuniquent à la même Société « un cas de lésions ecze- - matiformes de l’anus, de l’aine et des orteils avec constatation d’un champignon de l’ordre des levu- LES Re
Le cas de MM. GOUGEROT et GANCEA concernait un malade atteint d’une epidermite dyshydrosiforme très tenace des espaces interdigitaux des pieds persistant depuis 2 ans malgré tous les traitements. Les auteurs insistent sur cette tenacité, sur l’aspect enflammé, humide, macéré de l’épiderme au niveau des lésions, sur ce fait qu’elles débordent sur la face dorsale et plantaire des pieds, et surtout sur la limitation de ces lésions par un épiderme décollé qui commence à s’exfolier et forme un liseré blanchàtre. L'examen des squames révèle l’existence d’un parasite levuriforme que les cultures donnent constamment sur tous les milieux et qui est agglutiné par