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guerre un bon nombre de-leurs observations ; mais: ils n’eurent pas alors le loisir de les publier et ne purent souvent se livrer aux recherches de Jaboratoire indispensables.
Durant cette période les publications d’épidermites à levures se multiplièrent en Amérique.
romycose une affection qu'il attribue à une levure. I
CASTELLANI décrit en 1914 sous le nom de Sacchas’agit d’une épidermite que l’on constate fréquemment sur les Européens qui ont résidé quelques années dans les régions tropicales et que lon constate aussi chez les indigènes. Les lésions se présentent sous la forme de placards bruns, noirâtres, jaunâtres et sont localisées surtout sur les bras — moins fréquemment sur le tronc. CASTELLANI a trouvé dans ces lésions une levure qu’il nomme Cryptococus epidermitis.
En 1914 également CALMERS et CHRISTOPHERSON décrivent sous le nom de « Murmekiasmosis amphilaphes >» une affection verruqueuse qu’il attribuent à une levure : ie cryptococeus myrmeciæ.
En 1915 SCHAMBERG publie un mémoire sur une Epidermomycose du visage, du périnée, de la rainure des cuisses et de la région périanale, survenue chez un enfant âgé de 6 mois et atteint de muguet. Les lésions du visage étaient constituées par de petits placards erythémato-squaneux, à bords finement dessinés parfois circinés. Les lésions des plis inguino cruraux et inguino périnéaux simulaient leczéma
marginé. Dans les squances on trouva à l'examen di-
LE TASSE rect et à laide de culture l’oïdium albicans. L’enfant succomba. :
-Jes Jésions épidermiques analogues à celles dé l'enfant furent observées sur les seins de la mère qui lPallaitait. On y retrouva le même parasite.
En 1915 également, Muws en Allemagne publie un cas d’intertrigo mucosiqué de la région inguinale analogue à ceux que décriront plus tard MM. Du- BREUIL et JOULIA. II lattribue à lEndomyces albicans.
En 1918 Fagry fait des recherches sur un parasite levuriforme qu'il croit voisin de lendomyces albicans et qu'il a isolé des squances d’une lésion du 4° espace interdigital du pied gauche. I dit avoir réussi non seulement à reproduire la lésion typique, mais encore à obtenir une nouvelle culture.
La guerre terminée, nous retrouvons des publications françaises.
Le 15 octobre 1918 MM. HUDELO, SarTORY et MoNT- LAUR font une communication à l'Académie de Médecine au sujet de 43 cas d'Epidermites à levures : dans tous ces cas les lésions siègent dans les régions de pli: plis interdigitaux des mains et des pieds (des pieds surtout), plis inguino-cruraux-région périonale. Au point de vue clinique, les lésions sont caractérisées par un épiderme mou, épaissi, blanc crêmeux, suintant, se laissant facilement détacher en larges lambeaux. Le prurit est toujours marqué. Les auteurs s’attachent surtout dans leur note à l’étude botanique et biologique de la levure trouvée dans les lé--
sions. Ils l’identifient au genre saccharomyces mevyen..
À côté de cette levure ils en décrivent une autre observée dans quelques cas et proche de l'Endomyces albicans.
En 1920 nouvelle communication äe MM. HUDELo, SARTORY et MONTILAUR à l’Académie des Sciences, sur une Epidermomycose eczématoïde due à un parasite du genre Endomyces. Elle contient la description des caractères botaniques et biologiques d’un Endomyces isolé chez une jeune femme d’une lésion de l’aiselle gauche simulant Feczéma seborrheïque.
La même année dans un important mémoire couronné par la Société de Dermatologie (prix ZAMBACCo) M. MOXTLAUR passant en revue toutes les lésions eczématoides des espaces interdigitaux et des plis consacre un long chapitre aux Epidermites à levures. A la lumière des observations déjà publiées et des cas observés par lui dans le service de notre maître M. Hupeco, l’auteur indique les caractères cliniques spéciaux aux affections cutanées à levures et les différencie des autres Epidermomycoses. Cette importante étude que M. MoxrLaAUR a bien voulu nous communiquer nous a été un très précieux guide dans notre travail.
En 1920 également BERENDSEN publie un article dans la Derm. voch. sur les érosions interdigitales à levures. PHALLEN et NicHoLs aux Philippines, CASTEL- LANI et CHALMER aux tropiques publient de nouvelles observations.
En Amérique ENGMAN rapporte un cas d’une infection superficielle à levure comprenant le périnée et la partie supérieure des cuisses chez une négresse.