‹ Les Epidermites à LèvuresChapitre 9 sur 25 · FAIRE · texte numérisé non relu

FAIRE

L'éruption qui ressemblait beaucoup à l’eczéma marginé était limité par une collerette épidermique: finement dessinée.

La malade présentait en outre un placard similaire au niveau de chacun des plis sous-mammaires. Des levures furent trouvées dans les cultures. des. squances de ces deux groupes de lésions.

£n avril 1920 TANXER et FEUER rapportent une observation d’épidermite due à l’'Endomyces albicans.

Le 17 mai 1921, M. PErcss fait à la Société de Dermatologie une importante communication sur leczéma mycosique. Il déclare que, dès 1911, il soupçonnait les champignons d’être la cause de certains eczémas. Il avait observé deux diabétiques, mari et femme, présentant des diabétides génitales dont les. squames conténaient des filaments et des spores. Il apporte 25 observations recueillies depuis lors et particulièrement pendant la guerre. Mais s’il montre que dans ces 25 cas les lésionsétaient dues à des champignons il ne les identifie pas et il ne nous permet pas. de séparer celles qui pouvaient être dues à des levures de celles qui appartenaient à l’Epidermophyton.

A la même séance de la Société de Dermatologie MM. Dugreuiz et JouLiA font une communication importante sur une forme nouvelle d’épidermophytie due à une levure et qu’ils appellent l’Intertrigo mycosique. Les 9 observations qui appuyaïent leur communication ont été’ publiées dans le numéro des Annales de Dermatologie d’avril 1922.

Elles sont accompagnées d’une étude clinique et

botanique complète. Cette intertrigo mycosique siégeait dans 7 cas sur 9 au niveau des plis inguino- cruraux s'étendant souvent aux organes génitaux vulve scrotuim et verge, pli interfessier. Dans un cas elle siégeait au niveau des plis. sous-mammaires. Dans un dernier cas observé chez un nourrisson elle était presque généralisée. En 1921 le professeur LoMBarDo publie son rapport lu en 1920 à la réunion annuelle de la Société Italienne de Dermatologie sur les Endomycoses cutanées. Il y rapporte l’observation d’une Endomycose généralisée survenue en août 1918 chez une petite fille âgée de 11 ans. Il s’agit d’une éruption squaneuse et croûteuse en larges plaques avec des éléments lenticulaires ayant l’aspect général d’un impetigo atypique, ayant début aux paupières et gagné successivement les lèvres, le visage, le cou, les mains. Au niveau de la muqueuse ‘buccale on note la présence de muguet. Les ganelions ivmphatiques sont tuméfiés. En outre on observe au niveau de l’index de la main gauche de l’onyxis et de la perionyxis. Cette affection très tenace n’é- “tait pas encore guérie après 7 mois de traitement à JEau d’Alibour et à la solution de Lugol et de nouveaux éléments se formaient.

L'examen microscopique des squames et des croûtes montre des filaments de mycelium ramifiés avec des sporules ovalaires à double contour prenant le gram. Ces parasites ne pénétrent pas dans les poils - Je mycelium est moins abondant que les spores — bref l’auteur classe l'affection parmi les dermites à

levures. À propos de ce fait l’auteur rappelle dans

une revue intéressante les dermatomycetes pathogenes qui peuvent vivre à l’état de saproprtytes et donner lieu à des affections externes plus fréquentes qu'on ne l’a admis jusqu’à présent, en particulier au niveau des régions interdigitaæs. Notons encore, en 1921, les observations de SATHELI en Allemagne.

En 1922, GREENBAUM et KLAUDER publient sur « les infections de la peau » par les levures une revue générale très documentée et ajoutent 7 cas personnels. Toutes ces observations ont trait à des epidermites des espaces interdigitaux des mains. Les auteurs en décrivent deux types : un type humide caractérisé par un épiderme épaissi, macéré, humide, moite et blanchâtre -— un type sec, caractérisé par un épiderme brillant et rouge, aminci. Dans 3 cas les auteurs ont obtenu des cultures pures de levures. Dans les 4 autres cas, aux levures étaient associées des staphylocoques.

En février 1922 MircHELL publia dans les Archiv of Derm. and Syph. de nouvelles études sur les Epidermomycoses des mains et des pieds. L'auteur s’est attaché dèpuis 6 ans à l'étude des mycoses cutanées des mains et des pieds. Il pense qu'il est impossible par l'examen clinique de différencier ces mycoses. des dermatoses qu’elles simulent : eczéma, dermites artificielles, erythèmes toxiques, etc., il faut recourir à l'examen direct des squances et surtout aux cultures pour préciser la nature des lésions. Sur 65 cas examinés il a pu obtenir des cultures pures dans 17 ‘as. Dans la majorité des cas, il est vrai, les lésions

étaient Causées par l’'Epidermophyton mais dans cer-

te) er

tains Cas plus rares il s'agissait d’un champignon analogue au parasite décrit par KAUFFMANNX WOLFF et qui est très probablement une levure. Une fois, il a pu constater chez le même sujet des lésions du pli inguinal dues à l'Epidermophyton et des lésions interdigitales dues à un parasite levuriforme non identifié.

En juillet 1922 M. Favre à Lyon inspire à son ‘élève M. PAMOUTKCHIEFF une thèse sur une forme vesicopustuleuse des Epidermites à levures. 3 observations sont publiées concernant des lésions des plis inguinaux et genito-urinaires. La premiére observation très importarte servira de base à une communication que fera M. FAVRE au Congrès des Dermatologis-

tes de langue françiase de juin 1922. L'auteur insiste

sur la présence fréquente dans les intertrigo à levu-

res de petites vésicules à contenu purulent ou séreux peu abondant. Ces vésicules sont en général très rares et demandent à être recherchées avec soin. Dans le cas qu’il décrit elles étaient plus abondantes. Par ailleurs lintertrigo mycosique qu’il a observé plusieurs fois présentait les- caractères indiqués par MM. HupeLo et MoxTLAUR, DUBREUIL et JourIA. À ce congrès des Dermatologistes de langue française de juin 1922 la question des Epidermomycoses fut inscrite à l’ordre du jour et fit l’objet d’un rapport très documenté de M. PETGES de Bordeaux : ce rapport passe

en revue toutes les formes cliniques des épiderrnites

mycosiques et il réserve aux épidermites à levures une place très importante. Au même congres M. Got- GErOoT, MM. BurxiEr et LANGEROX relatent des cas

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