CONCLUSIONS
I. Il est nécessaire d’avoir à l’esprit l’existence des épididymites staphylococciques. Elle est démontrée par les examens histologiques et bactériologiques, et la clinique.
Au point de vue pathogénique, ces épididymites peuvent faire suite, principalement :
a) À une septicémie grave et aiguë ou atténuée et sans manifestations cliniques.
b) À une infection urétrale le plus souvent sans urétrite cliniquement constatée.
IT. L’épididymite staphylococcique aiguë, moins fréquente que la forme chronique, se manifeste en général au cours d’une staphylococcémie. Elle simule, surtout au point de vue clinique, les lésions gonococciques dans leurs formes aiguës.
L'’épididymite staphylococcique chronique simule la bacillose. Il est difficile d’en porter le diagnostic exact, mais relativement facile d’écarter la bacillose par un examen clinique et bactériologique minutieux.
IIT. Le diagnostic, même s’il est simplement négatif, permet d'éviter à un sujet absolument indemne de toute atteinte bacillaire des interventions chirurgicales mutilantes puisque, contrairement aux tuberculoses épididymaires, ces épididymites ont une évolution bénigne constante,
NN NME
IV. Au point de vue thérapeutique, ces épididymites sont justiciables d’un traitement exclusivement médical. L’épididymectomie serait excessive sauf dans le cas de récidive, de chronicité, ou d’abcédation:-
Il faut laisser évoluer, et l’on verra la plupart du temps ces épididymites s’atténuer et disparaitre.
Vu :
Le Doyen, Pierre MAURIAC.
Vu, bon à imprimer :
Le Président de thèse, DUVERGEY
Vu et permis d'imprimer :
Bordeaux, le 13 rovembre 1934.
Le Recteur de l’Académie,
A. TERRACHER.