APRES L'ACCES
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L'abaissement de la pression artérielle postépileplique , qui peut être dû en partie à un affaiblissement de l'action du cœur, tient aussi à la dilatation paralytique des vaisseaux périphériques. Bon nombre d'observateurs ont noté les congestions veineuses du fond de l'œil à la suite des attaques. Chez certains
pnÉNOMÈNES d'Épuisement consécutifs aux paroxysmes 219 sujets on peut voir se produire à la suite du pai'oxysme une véritable roséole plus ou moins généralisée, analogue à ce que Valpian a décrit sous le nom de roséole émotionnelle, qui ne dure souvent que quelques minutes. Cette rougeur en macules plus ou moins coniluentes peut s'étendre jusqu'aux extrémités des membres; l'intensité de sa coloration varie beaucoup. Les manifestations cutanées du paroxysme épileptique se sont montrées à nous d'une manière tout à fait caractéristique pendant que nous recherchions la fréquence de la dermato-neurose stéréographique (1) chez les épileptiques , en examinant à nu, K'ommc je le fais souvent, tous les malades de mon service. Je venais de tracer avec un couteau à papier des raies en diagonale sur le tronc d'un malade : nous avions vu se produire le sillon blanc immédiat, puis le sillon rouge qui commençait à s'effacer, lorsque tout à coup la face du malade pâlit, en même temps que les sillons rouges disparaissaient comph'i'tement. Il s'agissait d'un simple vertige. Bientôt la face reprit sa coloration normale, les raies cutanées reprirent leur rougeur du début et au bout d'un instant tout le corps se couvrit de plaques roses confluentes s'étendant aux membres et qui s'effacèrent en deux ou trois minutes.
Chez les malades qui présentent, à la suite d'irritations artificielles de la peau, des éruptions rappelant l'urticaire, Téruption paraît se faire avec moins d'intensité à la suite des accès.
M. Hénocque a déjà signalé une diminution de l'activité de réduction de l'oxyhémoglobine chez les épileptiques Cette diminution de l'activité de réduction coïncide avec l'existence d'une faible quantité d'oxyhémoglobine dans le sang : sur plus de trente épileptiques que j'ai examinés dans mon service, je n'en ai encore trouvé que deux qui aient plus de 0 p. 100 d'oxyhémoglobine, lorsque, d'après M. Hénocque, la quantité normale dans la classe d'individus qui fréquentent les hùpitcmx se
(1) Ghambard. [Archiv. de neurologie, 1889, t. XVII, p. 8.) — Ch. Fcré et H. Lamy, la Dermogmphie. {Nom. Iconographie de la Salpêtrière, 1889.)
(2) Art. llùnatoscopie. [Dicl. encycl. des sciences médicales, 4c série, t. XIII p. 38, 1888.) — Ch. Fcré, Notes hématospectroscopiques sur les hystériques et les épileptiques. {C. R. Soc. BioL, 1889, p. 104, 131, 16i.)
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trouve être de 13 p. 100. Celle diniinulion de la quaiUilé d'oxyliéinoglobine lient-elle à ce que les épilepliqnes sont des épuisés congénilaux, llent-elle au régiiue, lient-elle au traitement, tientelle aux troubles paroxystiques eux-inénies'? Pour vider cette questionn ai examiné déjà un bon iiouibre de malades comparativement à l'état normal et la suite des accès ou des périodes (ragilation. Cet exameu conq)aratif fournit un renseignement intéressant : dans les vingt-quatre heures qui suivent nne attaque unique, la quantité d'oxyliénioglobine s'abaisse souvent del à 2 p. 100, pour reprendre un taux normal les jours suivants.
Ce n'est pas tout de suite après l'attaque que cette diminution est le plus manifeste, mais seulement après un nombre d'beures que je ne suis pas arrivé à déterminer et qui varie peut-être suivant les individus. A la suite d'attaques sérielles et de périodes d'excitation, j'ai observé, bien que les malades aient été alimentés, une diminution de l'oxyliémoglobine dépassant 3 p. 100.
Cette diminution de la quantité d'hémoglobine à la suite des accès peut être, à bon droit, rapprochée des autres phénomènes d'épuisement. Vierordt et Lendcr ont constaté qu'elle diminue aussi dans la fatigue (1). Quant à sa diminution graduelle et prolongée, elle est comparable à celle qui se produit à la suite des hémorragies traïunatiques (2).
Il n'était pas sans intérêt de constater qu'une décharge nerveuse est capable de détei'uiiner dans la constitution du sang des mo'difications analogues à celle d'une perte de sang.
Les accès d'excitation psychiciue sans convulsions, produisent les mômes elTets. Cette constatation est en accord avec celle qui a été faite chez la plupart des aliénés qui tous paraissent avoir une diminution de la proportion d'hémoglobine (3). On sait que Golgi a proposé et pratiqué la transfusion pour remédier à cet état du sang.
(1) Lendor, Speclroskopisc/ie Dlu!iinlersuchunf/en. { Cenlmlblall f. il. med. \YUs.; 1877, p. 2.j9.)
(2) F. Lyon [Uhilkovpcrzoldunçien bd. franmalisrliei' Anâmie; Ai-r/i. f. Pal/i. Anal, unâ Phys., t. LXXXIV. p. 207, 1881) a ,vu qu'à la suite des liémornii^ies on observe généralement le chiflre minimum des globules le troisième jour; le rétablissement de leur nombre normal peut demander 15 et même 20 jours.
(3) Raggi, Sltnli cUometvici sopra r//i aliénai i. {l{ev. sper. dl fren, 1881, t. 111, IV.)
puÉNOMÈNES d'Épuisement consécutifs aux paroxysmes 221 Il faut remarquer que, comme le nombre des gloljules, la quaiUilé d'hémoglobine varie suivant un grand nombre de conditions physiologiques, et môme suivant les différents points du corps (1) ; il est donc indispensable de faire ces prises de sang dans les mêmes conditions et dans la môme région.
Les quelques chiffres qni vont suivre permettront de se rendre compte des variations de la quantité d'hémoglobine à la suite des accès d'épilepsie.
VARIATIONS DE LA QLANTITÉ d'oXYHÉMOGLOBINE DANS LE SANG A LA SUITE DES
PAROXYSMES ÉIMLKPTIQL'ES
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