XLIX. — P., 20 ans
Obseuvation
■lo août. — Accès à 8'>20; 9'' 18, ingestion de 1 gramme d'iodurc de potassium ; 9''26, pas de réaction ; 9''28, id. ; 9''30, id. ; 9t'32, réaction à l'acide nitrique (14 minutes).
Observation L.
7 novembre. — Accès à 7'>30 du matin; en avait eu un autre la veille à 8 heures du soir; 9'^20, ingestion de 1 gramme d'iodure de potassium ; 9''33, pas de réaction; 9''3:i, ; 9''37, réaction à l'hypochlorite ; 9"39, réaction à
l'acide nitrique (18 minutes).
13 novembre. — A eu la veille
trois accès de 8 à 10 heures du soir;
polyurie consécutive; s'est levé
six fois la nuit; 9''28, ingestion de
1 gramme d'iodurc de potassium;
9''40, pas de réaction; 9''43 , id.;
9H5, réaction avec l'acide nitrique
et l'hypochlorite (17 minutes).
Observation I.I. — An., 32 ans
14 novembre. — N'a pas eu d'accès depuis dix jours; 9''38, ingestion de 1 gramme d'iodure de potassium; 9''54, pas de réaction; 9i'o7, /(/. ; 10 heures, réaction avec l'hypochlorite et avec l'acide nitrique (22 minutes).
— B., 32 ans.
17 novembre. — N'a pas eu d'accès depuis le 12; ingestion de 1 gramme d'iodure de potassium à 9''33; 10''o, pas de réaction; 10''9, id.; 10M2, /(/.; lOMo, id.; 10M8, réaction à l'hypochlorite; 10»^20, réaction à l'acide nitrique (25 minutes).
21 juillet. — Accès à 8" 15; 9''2, ingestion de 1 gramme d'iodurc de potassium; 9''8, pas de réaction; 9''10, id. ; 9''i2, réaction avecl'acide nitrique (10 minutes).
23 juillet. — Pas d'accès depuis le 21 ; 9''2;i, ingestion de 1 gramme d'iodure de potassium; 9''37, pas de réaction ; 9"40, id. ; 9H2, réaction à l'acide nitrique (17 minutes).
19 novembre. — Pas d'accès depuis huit jours; 9H2, ingestion de 1 gramme d'iodure de potassium; 9''33, pas de réaction; 9''oo, id. ; 9>'o8, id.; lOM, réaction avec l'hypochlorite ; 10''3, réaction avec l'acide nitrique (19 minutes).
PHÉNOMÈNES d'ÉPUISEMENT CONSÉCUTIFS AUX PAROXYSMES 209
Observation UI. — D., 2:i ans.]
17 novembre. — Accès à 8 heures du matin ; 9''32, ingestion de l gramme d'iodure de potassium ; pas de réaction; ùf.; 9H7,
id. ; 9''o0, réaction avec l'acide nitrique (18 minutes).
22 novembre. — N'a pas eu d'accès depuis le 17; 9''3G, ingestion de 1 gramme d'iodure de potassium ; 9'>ol, pas de réaction ; 9'^o4, /(/. ; 9''o0, /(/.; 9''o8, id.; 10 heures, n/.; 10''3, kl.; 10''5, réaction avec l'hypochlorite; IC'S, réaction avec l'acide nitrique (29 minutes).
Ce résultat semble indiquer qu'il existe à la suite de l'accès une paralysie vaso-motrice par épuisement, analogue par ses effets à celle que Vul[)iau a vue à la suite de la section des splanchniques. Il faut rapprocher ce fait de la polyurie qui existe quelquefois pendant plusieurs heures à la suite des accès et par laquelle M. Hallager a expliqué la porte considérable de poids que l'on a observée dans quelques cas à la suite des décharges épileptiques, explication dont j'ai pu contrôler l'exactitude chez plusieurs sujets. Cette paralysie vaso-motrice doit être opposée à la constriction des vaisseaux qui s'observe pendant l'accès et que M. François-Franck (1) a constatée directement dans le rein en enregistrant la réduction du volume de cet organe.
En raison de Tintervention du malade, les faits fournis par l'étude de l'état des forces et de la sensibilité présentent un caractère de subjectivité qui peut toujours laisser des don les à l'observateur ; aussi ai-je cherché à objectiver autant que possible l'épuisement nerveux par diverses expériences. J'appellerais encore l'attention sur les faits suivants (2).
Ostroumoff, Kendall et Luchsiuger ont montré que rexcitation des nerfs d'un membre produit la sécrétion sudorale, même après la ligature du tronc artériel, c'est-à-dire que la sécrétion sudorale est sous la dépendance de l'action nerveuse. Luchsiuger a établi en outre que la pilocarpine a une action directe sur le nerf. M. Straus (.3) a utilisé ces i-ésultats expérimentaux, et a
(t) F^vinçois-Franck, Lerons sur les fondions motrices du cerveau, 1887, p. 198.
(2) Ch. Féré, Conirih. à l'él. desphénomènes d'épuisernent consécutifs à l'accès d'épilepsie. (Ihtll. Soc. méd. des hop., 1888, p. ;i88.)
(:i) Straus, Des modifications de la sudation de la face provoquée à l'aide de la pilocarpine comme un nouveau signe pouvant servir au diagnostic différentiel des diverses formes des paralysies faciales. (Bull. Soc. biologie, 2") octobre 1879.
Cii. FÉFiÉ. 14
210 Él'lLEPSIKS ET Él'lLEI'TIQUES
remarqué que la pilocarpiue peul servir de réactif clans la recherche de la dégénération des nerfs. Il résulte de ses obser- A'ations que dans la paralysie faciale d'origine périphérique, Taction physiologique de la pilocarpine est atténuée ou supprimée ; il y a, en somme, une réaction de dégénérescence parallèle à la réaction de dégénérescence fournie par l'exploration électrique, tandis que dans la paralysie d'origine centrale, laction piiysiologique du môme médicament persiste.
Tous les hémiplégiques cependant ne présentent pas cette symétrie de la réaction sudorale ; dans plusieurs cas d'hémiplégie de l'enfance, avec contracture, j"ai vu la sudation provoquée par la pilocarpine, moins marquée du côté paralysé; la même particularité peut se présenter du côté le moins développé dans certains cas d'asymétrie ci-ànio-faciale. Ces ol)servations cependant ne sont pas en contradiction avec celles de M. Straus : l'altération de la fonction sudorale coïncide dans ces cas avec d'autres troubles trophiques (1). M. Lépine a montré que dans l'hémiplégie récente il existe une paralysie vaso-motrice, avec élévation de température ; il existe au contraire un abaissement de température dans l'hémiplégie ancienne. Lorain a, de sou côté, constaté que tandis que dans Thémiplégie récente le pouls l'adial est plus fort du côté paralysé, il est au contraire plus faible de ce même côté dans l'hémiplégie ancienne, et j'ai vu que la résistance de la radiale présente les mômes différences en rappoi't avec l'atrophie. Ces troubles sontparticuUôrement marqués dans, l'hémiplégie spasmodique infantile.
Jaipensé que l'épuisement nerveux postparoxystique des épileptiques pourrait aussi influencer l'action de la pilocarpine. Après quelques tâtonnements, je me suis arrêté à expérimenter avec do faibles doses : j injecte sur la ligne médiane, dans la région sternalc, les trois quarts d une seringue contenant 1 centigramme de nitrate de pilocarpine, c'est-à-dire 7 milligrammes et demi. L'injection est faite chez les mômes sujets alternativement à la suite d'un accès et à une époque éloignée du paroxysme, ou ;nver-
(1) Ch. Féré, Noie sur les rappovls qui exislenl chez les hémiplégiques entre l'alrophie musculaire,' la lempéralure locale des membres et la pression sphygmomclrique. {Bull. Soc. biol., 1888, p. 638.)
PHÉNOMÈNES d'ÉPUISEMENT CONSÉCUTIFS AUX PAROXYSMES 211
sèment. Les quelques observations qui suivent mettent bien en lumière la différence de réaction dans les deux circonstances.
Observation LUI. — B 31 juillet. — Accès à 8 h. ; 9''33, sphygraoniètre, 7o0 ; 9''34, injection de 7'"-''.o de nitrate de pilocarpine; 9''30, sphygmomètre, 900; 9''37, sphygmomètre, 950 ; 9''40, salivation ; 9''4l, quelques gouttelettes de sueur au pourtour des narines; 9''44, gouttelettes de sueur autour de la piqûre et sur le nez; 9''4o, spliygmomètrc, 900, salivation et sueurs abondantes sur la face ; 9''46, sueurs générales et égales des deux côtés ; 2a centimètres cubes de salive.
, 22 ans, épileptique.
2 août. — Pas d'accès; 10''t9, sphygmomètre, 800; 10''20, injection; 10''2t, sphygmomètre, 8o0; 10'^22, moiteur sur le front; 10''23, sphygmomètre, 900, salivation ; 10''2o, sueur autour de la piqûre; 10''20, sphygmomètre, 1000, salivation, écoulement nasal, sueur sui'le front et le nez; 10''30, sphygmomètre, 9o0, sueurs générales très abondantes ; 70 centimètres cubes de salive.
Observation LIV. — N., 27 ans, épileptique, avec forte asymétrie crànio-faciale, atrophie à gauche.
28 j uillet. — Accès à 9''40 ; à 9''4o, sphygmomètre, 450; 9''47, injection de 7"s%5 de nitrate de pilocarpine; 9''30, sphygmomètre, 530; 9''52, sphygmomètre, GOO ; 9''52, sphygmomètre, 050, quelques mouvemcuts de déglutition , pas de sueurs ni autour de la piqûre, ni ailleurs; 9''57, sphygmomètre, 700; 10''9, légère sueur sur le front du côté droit, rien à gauche.
31 juillet. — 22 h. après un vertige : 3''30, sphygmomètre, 650 ; 9''32, injection de 7'"-'-,o de nitrate de pilocarpine ; 9''35, sphygmomètre, 750 ; 9''37, sphygmomètre, 750, mouvements de déglutition, gouttelettes de sueur au niveau de la piqûre ; 9''39, sphygmomètre, 800, salivation, sueur sur le côté droit du front ; 9''43, sphygmomètre, 800, sueurs abondantes sur la face, mais plus marquées à droite, humidité de la peau sur le tronc, écoulement nasal; 9''45, larmoiement, nuction, sueurs sur le corps, mais prédominant toujours à droite, surtout à la face.
Observation LV. — L., 23 ans, épileptique.
2 août. — Accès à 9''15; 9''55, sphygmomètre, 700; 9''57, injection de 7'"s',5 de nitrate de pilocarpine ; 10 h., sphygmomètre, 900; t0''3, sphygmomètre, tOOO; 10''4, moiteur autour de la piqûre; 10''7, sueur locale ; 10''8, sueurs sur tout le thorax, sphygmomètre, 950; i0''16, légère salivation, sueur
3 août. — Pas d'accès depuis la veille; 10''6, sphygmomètre, 800; 10"7, injection de7™a%5 de nitrate de pilocarpine; 10''9, sphygmomètre, 900; 10M2, sphygmomètre, 950, sueur en gouttelettes autour de la piqûre; 10'>14, gouttelettes de sueur sur la lèvre supérieure, larmoiement; 1045, sueur sur lé
ÉriLEPSlKS ET ÉPILEPTIQUES
surle visage; 10 centimètres cubes de salive.
Observation LVI. — G
27 juillet. — 3''30 après un accès:
0''42, sphygmomètre, 700 ; 9''43, injection de 7"'o'",o de nitrate de pilocarpine; 9''46, sphygmomètre, 800 ; 9''oO, sphygmomètre, 850 ; 9''o2, moiteur autour de la piqûre ; 9''o4, sphygmomètre, OoQ, moiteur surle visage ; 9''o(), sphygmomètre, 1000, salivation; 9''o8, salivation abondante, sueur en gouttelettes généralisée, sphygmomètre, 900 ; 20 centimètres cubes de salive.
Observation LVII. — B
27 juillet. — Immédiatement après un accès : sphygmomètre, 700 ; 9''49, injection de 7'"='',5 de nitrate de pilocarpine ; 9''bo, sphygmomètre, 850, moiteur sur le visage, pas d'effet local; 10 h., quelques gouttelelles de sueur sur le nez, sphygmomètre, 850.
IVont, sur le thorax, écoulement nasal, salivalion ; 10''16, sueurs générales; 10''18, sueurs profuses, ruissellement général ; 10''20 , sphygmomètre, 850 ; 00 centimètres cubes de salive.
, 47 ans, épileptique.
:{0 juillet. — 12 h. après un accès: 9 h., sphygmomètre, 800; 9''3, injection de 7'"J'"',5 de nitrate de pilocarpine; 9''3, sphygmomètre, 900; 9''o, spliygmomètrc, 950; 9''7, sphygmomètre, 1000 ; 9''8, sueur locale, salivation abondante, spliygmomètre, 1050; 9''9, moiteur sur le visage, sphygmomètre, 1000; 9''11, sphygmomètre, 900, sueurs profuses; 00 centimètres cubes de salive.
., 32 ans, épileptique.
30 juillet. — 28 h. après un accès: 9'>14, sphygmomètre, 750; 9'' 15, injection de 7'"^4^5 de nitrate de pilocarpine; 9''18, sphygmomètre. 800; 9'' 19, mouvements réju'tés de déglutition; 9''20, sphygmomètre, 900; 9''21, sphygmomètre, 950, salivation abondante, sueur sur le front et le nez; pas d'eflVt local; 9''23, sueurs généralisées et profuses, miction; 70 cenlimètres cubes de salive.
Observation LVIII. — Bl 4 j^Q^'it. 45 minutes après un accès: 9''25, sphygmomètre, 700; '.)i'26, injection de 7"'='", 5 de nitrate de pilocarpine; 9''28, sphygmomètre, 1000 ; 9"29, gouttelettes sur le nez et dans la moustache; 9''31 salivation ; 9"32, sueur abondante sur la face elle tronc ; 9''33, larmoiement, écoulement nasal, sueurs protuses, même sur les membres, tremblement sans sensation de froid, tremblement fibrillairc des
,, 28 ans, épileptique.
G août. — Pas d'accès depuis deux jours; 9'MO, sphygmomètre, 850; 9''17, injection; 9''19, spliygmomètre, 950, face congestionnée; la sueur apparaît sur les narines et surle iront, gouttelettes autour de la piqûre; 9''21, sphygmomètre, 1000, sueur sur toute la face, salivation ; 9''23, sphygmomètre, 950, sueurs générales et profuses, salivation très abondante, larmoiement, écoulement nasal, tremblement
pnÉNOMÈNES d'Épuisement consécutifs"au?l' paroxysmes 213
muscles ; 125 cenlimclres de salive.
OnSERVATlON LIX. — M
l^'aoùl.-- Immckliatement après l'attaque ; 9''30, sphygmomètre, ()oO; 9''31, Injectiou de 7"'='",5 de nitrate de pilocari)ine ; 9''33, sphygmomètre, 700; 9''36, moiteur autour do la pi(|ùre; 9''37, sphygmomètre, 800; 0''41, sphygmouîètre, 000; 9''43, gouttelettes de sueur dans la moustache ; 9''44, sphygmomètre, 800; 9''46, salivatiou, uiiction; 9''48, sueurs abondantes sur la partie antérieure de la lace, sur la moitié médiane des joues (en dehors d'une ligne verticale passant par l'angle externe de l'œil, il n'y a rien); 9''50, sueur sur le tronc, même localisation à la face; 40 centimètres cul)es de salive.
fihrillaire; 9''2G, sueurs excessivement abondantes ruisselant sur la face, le tronc et les membres ; 175 centimètres cubes de salive.
20 ans, épileptique.
3 août. — Pas d'attaques depuis le !<"•; 9''43, sphygmomètre, 800; 9''44, injection ; 9''47, gouttelettes autour de la piqûre, sphj^gmomètre, 950 ; 9''48, larmoiement, écoulement nasal; 9''51, salivation, gouttelettes de sueur sur le nez et dans la moustache; 9''53, sueurs abondantes sui- la partie médiane de la face et sur le tronc, miction; 9''54, sphygmomètre, 900; 10''4, sueur générale étendue à toute la lace, joues, tempes; 150 centimètres cubes de salive.
Observation LX. — G
28 juillet. — Accès à 8''30 ; 9'' 17, spliygmouu''tre, 650; 9''18, injection de 7"'='",5 de nitrate de pilocarpine; 9''20, sphygmomètre, 800; 9''23, S[)hygmomètre, 900; 9''24, sphygmomètre, 950, mouvement de déglutition; 9''25, salivation; 9''2G, moiteur sur le tronc; 9''27, sphygmomètre, 850; 9''29, spliygmomètre, 800, sueur générale peu abon(hinte, surtout à gauche; 9''30, sphygmomètre, 750; 20 centimètres cubes de salive.
OBSERVATIOrs- LXI. — R.
20 juillet. — Accès à 10''10 ; 10''30, sphygmomètre, 700; 10''31, injection de 7™='", 5 de nitrate de pilocarpine ; les soubresauts des tendons empêchent d'explorer le pouls; 9''45, légère salivation; 9''4G, quelques gouttelettes de
, 27 ans, épileptique.
31 juillet. — 24 h. après un vertige : 9''11, sphygmomètre, 800; 9''14, injection ; 9'46, sphygmomètre, 850; 9''18, sphygmomètre, 900, gouttelettes de sueur sur le nez surtout du côté droit, moiteur autoui- de la piqûre, salivation; 9''20, sphygmomètre, 950, larmoiement, écoulement nasal; 9''22, miction; 9''23, sueurs abondantes sur la face et le tronc, surtout à droite; 9''24, sphygmomètre, 900; 70 centimètres cubes de salive.
, 28 ans, épileplique.
31 juillet. — N'a pas eu d'accès depuis le 26; 9 h., sphygmomètre, 800; 9>'l, injection; 9''3, sphygmomètre, 850; 9''4, sphygmomètre, 900; 9''o, salivation, sueur autour de la piqûre, gouttelettes sur le nez et les lèvres; 9''6, larmoiement;
KPILEPSIES ET ÉPILEPTIQUES
sueur sur la face. Aucun autre 1 effet. I Observation LXII. — S
3 août. — Attaque à 8''4o ; 9'U7, spbygmomètre, 800 ; O'>20, injection de 7'"='",o de nitrate de pilocarpine; 9''26, spliygrnoinètre, 9o0, moiteur autour de la pi(iùre ; 1)''29, spliygmoniètre, 1000, salivation, larmoiement; 'J''34, salivation abondante; 9''36, spliygmomètre, 900; 9''37, sueur autour de la piqûre; 9''39, sueur générale sur la face, peu abondante; 9''43, très peu de sueur sur la poitrine; 100 centimètres cubes de salive.
9'UO, sueurs générales abondantes ; 43 centimètres cubes de salive.
, 21 ans, épileptique.
4 août. — Pas d'accès depuis la veille; 9'';i4, spbygmomètre, 000, 9''o5, injection ; 9''o8, spbygmomètre, iOoO, gouttelettes de sueuiautour de la piqûre; 10 h., spbygmomètre, HOO, larmoiement; i0''2, salivation; 10''3, spliygmomètre, 1200, salivation abondante, écoulement nasal; 10''7, sueur sur le front, abondantes sur la poitrine; 10'' 12, sueurs générales profuses; 10''20, tremblement, spbygmom., 930; 130 centim. cubes de salive.
OiîSEuvATioN l.XllI. — D., 'lo ans, épileptique.
4 août. — 1 b. après un accès :
9''41, spbygmomètre, 930; 9''44, injection de 7'"='',o de nitrate de pilocarpine; 9''46, spbygmomètre, 1000; 9''47, spbygmomètre, 1100; 9''49, sueur autour de la piqûre; 9''31, spbygmomètre, UoO, salivation, gouttelettes de sueur sur les tempes; 9'>o3, sueurs générales; 20 centimètres cubes de salive.
0 août. — Pas d'accès depuis le 4 ; 9'>29, spbygmomètre, 1000 ; 9''3j, injection; 9''36, spbygmomètre, 1030; 9''38, sueur autour de la piqûre; 9''39, spbygmomètre, 1 130; 9''41, salivation, sueur sur le tronc, gouttelettes sur les tempes; 9''43, sueur générale, spbygmomètre, 1200 ; 50 centimètres cubes de salive.
Observation LXIV. — 0., 24 ans, épileptique, bémiplégie gaucbe (de l'enfance) avec contracture du membre supérieur.
28 juillet. — Accès à 9''3o ; 10 b., spbygmomètre, 600; 10''2, injection de 7™='", 3 de nitrate de pilocarpine; 10''4, spbygmomètre, 700 ; 10''o, spbygmomètre, 700; 10''8, spbygmomètre, 800; 10''9, mouvements de déglutition; 10''10, gouttelettes autour de la piqûre ; lO'M 1 , gouttelettes sur la face, surtout du côté droit ; 10''13 , salivation , sueurs générales sur la face et le tronc, moins abondantes à gaucbe ; sueur sur les membres du côté droit et sur la jambe gauche ; rien sur l'avant- bras et la main gaucbe
contracturées ; 20 cubes de salive.
centimètres
30 juillet. — 22 b. après un accès: 9''33, spbygmomètre, 800; 9''34, injection; 10''36, spbygmomètre, 830; 9''37, spbygmomètre, 873, gouttelettes autour de la piqûre ; 9''39, spbygmomètre, 900 ; sueurs sur le côté droit de la face; 10''2, spbygmomètre, 930, salivation abondante ; sueurs générales, excepté sur le membre supérieur gaucbe, qui reste sec et froid jusqu'à la fin; 30 centimètres cubes de salive.
PHÉNOMÈNES d'Épuisement consécutifs aux paroxysmes 215 Ou voit, d'après ces quelques faits, dout j'aurais pu multiplier le nombre, que, en général, à la suite des attaques d'épilepsie, l'action physiologique de la pilocarpine est plus lente à se produire et moins intense. Cette différence, qui est facilement appréciable et indépendante de l'iutervention du malade, me paraît propre à servir de contrôle à la sincérité des autres phénomènes d'épuisement.
L'épreuve de la pilocarpine peut servir au diagnostic rétrospectif de l'attaque d'épilepsie avec i)lus de sécurité que les autres phénomènes d'épuisement. Il faut noter, toutefois, que la réaction normale à la pilocarpine ne suffirait pas pour permetti'e de nier la réalité d'uu accès : nn grand nombre de paroxysmes incomplets, qui n'en sont pas moins sincères, ne sont suivis que de signes d'épuisement très atténués.
La réaction sudorale ne peut pas non plus servir à établir le diagnostic rétrospectif d'un accès d'hystérie et d'un accès d'épilepsie. J"ai constaté en effet aussi le retard et l'atténuation de l'action physiologique de la pilocarpine à la suite d'une série de crises de grande hystérie. Les hystériques hémianesthésiques et hémiamyosthéniques présentent d'ailleurs, soit dit en passant, une particularité intéressante de la fonction sudorale : les hystériques mâles et femelles de cette catégorie, sur lesquels j'ai expérimenté, ont présenté une réaction sudorale plus intense et plus prompte du côté non anesthésique : une seule exception s'est présentée chez un homme de mon service ; je ne suis pas en mesure de l'expHquer, mais la différence latérale était telle au profit du côté anesthésique que je ne puis omettre cette anomalie. En général, chez les hystériques, les sueurs spontanées, normales ou exagérées, prédominent du côlé sain, le côté anesthésique offrant quelquefois une sécheresse absolue, sécheresse qui peut coïncider avec l'exagération de certains phénomènes électriques (1). Cependant Martin (â), a déjà remarqué que l'hyperhydrose peut siéger du môme côté que l'anesthésie.
Les expériences relatives à l'action de la pilocarpine compara-
(1) Çli. Fûré, Noie sur des modifications de la tension électrique dans le corps humain. [Bull. Soc. biol., 1888, p. 28.)
(2) E. Martin, Des troubles de l'appareil vaso-moteur dans Vhystéric • tli 1876 p. 47. ' ■'
tivomentà la siiilo des accès ou à une époque éloignée, indiquent non seulement un épuisement de la fonction sudoralc qui est quelquefois nettement exagérée pendant l'accès (1) et même dans certains cas sm-lout du côté où les convulsions prédominent (Russel, Raïuskill, Anstie, Adamkiewicz , etc.); mais elles montrent encore un épuisement analogue des sécrétions salivaires et nasale qui, elles aussi, sont augmentées pendant l'accès d'épilepsie, comme elles peuvent l'être d'ailleurs sons rinfluence d'une excilation céi-él)rale non spasmodique (Albertoni, François-Franclv). A la suite des accès môme isolés, beaucoup de malades se plaignent d'avoir la langue sèclie, pâteuse. Les expériences de M. François-Franck (2) montrent (pie lorsque les accès sont provoqués coup sur coup, Tliypersécrétion sallvaire est retardée, dans l'état de mal elle manque généralement au bout d un certain nonn)re d'accès.
A la suite des accès d'épilepsie, quelques malades présentent une sécheresse particulière de la peau et des poils; mais je n'en ai observé qu'un seul chez lequel se produisait la division des cheveux et des poils, liée à la sécheresse de la peau et que l'on observe plus souvent chez les hystériques (3). Cette scbizotrichie se voit d'ailleurs chez (pielques individus, principalement à la barbe à la suite de faligues. Reinhart a cité un (Mifant épileptique ([ui présentait de temps en temps des changements de couleur des cheveux (i) ; plus souvent ce sont de simples changements de tons qui tiennent à la sécheresse. Ce n'est qu'à la suite d'accès séries ou d'états de mal guéris que l'on observe les sillons transversaux des ongles qui trahissent un trouble assez durable, profond de la nutrition.
Si, hnmédiatement après Faccès, on peut trouver une dimi nution de la résistance électrique (Boccolari et Borsari),. cette résistance est au contraire notablement augmentée peu de temps après, et cette augmentation de la résistance électrique, condi-
. (1) Emmingliaus, Vierleljahr. f. d. praki. Jleilh.. Bd 128, S. W) a signalé des paroxysmes siidoraux avec vertige.
(2) 'François-Franck, Leçons sur les fonriions motrices du cerveau, 1887, p. - i^l.
(3) Ch. Féré, iVo/e sur ^in trouble trophique des cheveux survenant à la su/le des al laques chez les hyslMcptes. {Soc. Biol., I880. p. 39i.)
(i) Lebrun, Du vililirjo d'origine nerveuse; th., Lille, 188G, p. 62.
rnÉNOMENES d'épuisement consécutifs aux paroxysmes 217 lionnée par le dessécliemeiit des tissus, paraît tenir sous sa dépendance la diminulion de l'excitabililé faradiqiie et galvanique des muscles et des nerfs. La diminution de l'excilabilité a disparu avec l'augmentation de la résistance électrique le lendemain de l'accès.
Ces troubles des sécrétions coïncident avec des troubles de la circulation et des modifications de la constitution du sang.
J'aurai à revenir sur la forme ondulante (Lorain) que prend le pouls à la suite des accès. J'insisterai particulièrement ici sur les modifications de la pression artérielle.
J'ai exploré cbez les épileptiqucs, à l'aide du sphygmomètre de Bloch, la pression artérielle à l'état normal et avant et après les phénomènes paroxystique (1). Les quelques cbiffres groupés dans le tableau suivant rendront bien compte des modifications observées. Dans les quelques cas où j'ai pu prendre la pression avant l'accès, pendant l'aura, j'ai observé une augmentation variant de 50 à 150 et même 200 grammes. Pendant les paroxysmes, attaque ou vertige, excitation psychique, la pression reste élevée Après l'accès, sauf quelques cas rares, sur lesquels j'aurai à revenir, et où il existe de l'excitation post-convulsive, il se produit un abaissement très notable de la pression; et cette diminution de la pression, qui peut atteindre 200 grammes, peut encore exister à un certain degré sept ou huit heures après l'accès.
Je n'ai pu prendre la pression que deux fois immédiatement après le vertige ; il n'existait qu'une faible diminution de 50 grammes ; et lorsque j'ai fait l'exploration, plus d'une bcure après le vertige, je n'ai plus trouvé aucune difierence avec l'état normal. Dans plusieurs cas d'excitalion maniaque indépendante d'accès convulsifs, j'ai ti'ouvé une augmentation de la pression artérielle analogue à celle qu'on observe dans les accès convulsifs et suivie aussi d'une dépression. A la suite d'étals de mal terminés par la guérison, j'ai observé plusieurs fois une dépression cjui dépassait 350 grammes (2).
{■[) Bull. Soc. Bio/., 188S, p. 506. Ces explorations ont toujours été fuites dans les mêmes conditions pliysiologiques générales et aux mêmes heures; c'est là, comme l'a bien montré M. Blocli, un point très important pour l'exactitude des résultats.
(2) C. R. Soc. Bio/., 26 mars 1889.
218 ÉPILEPSIES ET ÉPILEPTIOUES
Le tableau suivant donne quelques exemples des modificalions de pression qui précèdent ou suivent l'accès d'épilcpsie.
SPHYOMOMÉTRIE CHEZ LES ÉPILEPT1QUE5 A l'ÉTAT NORMAL, AVANT ET APRES