QUANTITÉ
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lor février, 10 heures l.i.
Ai'cés à 9 h. et demie.
2 févriei', 9 lieures.
Pas d'accès.
\ février.
id.
2G févri.'r.
id.
2S janvier.
Dernier accès le 13.
■n février, 9 iieures 30.
.Accès à G 11. 40.
2o février.
Pas d'accès.
2G février.
id.
W luars.
id.
13 février.
Est dans uue période de secousses depuis deux jours.
li février.
N'a plus de secousses de|iuis hier soir.
18 février.
id.
•ï\ février, 10 heures.
Accès à 7 h. du matin.
2"j févi ier.
Pas d'accès depuis le 23.
2G février.
id.
2 uiars.
id.
12 février, 11 heures.
Accès à 8 heures.
13 février, 10 heures.
Accès à 7 h. Ii2.
l'i février.
Pas d'accès.
lo février.
id.
21 février, 9 heures 20.
Deux accès consécutifs à G h. 40.
22 février.
Pas d'accès.
23 février.
id.
2 uiars.
id.
12 février, 11 heures.
Accès à 7 h. du matin.
13 février.
Pas d'accès.
li février.
id.
16 février.
id.
6 mars.
Pas d'accès depuis le 21 février.
23 mars 10 heures 20.
Deux accès l'un à minuit, l'autre à 2 heures du matin. Pas
2i mars.
d'accès.
20 mars.
id.
28 mars.
id.
11 février, 9 heures.
Accès à 8 heures 30.
12 février.
Pas d'aci:ès.
fi
13 févriei'.
id.
15 février.
id.
12 mars, 9 li. 30.
Accès à 8 h. 15.
13 mars.
Pas d'accès.
IG mars.
id.
29 janvier.
Immédiatement après 5 accès.
30 janvier.
Pas d'accès.
1er février.
id.
8 février.
id.
11 février, 10 heures lo.
Accès à 9 heures.
12 février.
Pas d'accès.
13 février.
id.
' 2 mars, 9 heures.
Accès à 2 heures du matin.
3 mars.
Pas d'accès.
G mars.
id.
7 février, 10 heures.
A eu 4 accès dans la nuit, le
dernier à 7 heures.
8 février.
Pas d'accès.
9 février.
A eu 7 accès la veiUe.
13 février.
Pas d'accès.
13 février.
id.
27 février.
A eu un seul accès le 20.
PHÉNOMÈNES d'Épuisement consécutifs aux paroxysmes 223 Lorsqu'on étudie comparativemeat, par la numération des i-lobules et par les méthodes colorimétriques ou spectroscopiques, le sang des épileptiques à différentes époques à la suite des attaques, on est bientôt frappé par des faits en apparence contradictoires.
Peu de temps après l'accès, souvent moins d'une heure, on constate une dimiaution de la quantité d'oxyhémoglohine qui va s'accentuant pendant quelques heures, quelquefois pendant plusieurs jours, à la suite de paroxysmes très intenses ou sériels. La restauration de la coloration normale, et toujours faible chez ces sujets, demande un ou plusieurs jours, d'autant plus que la décharge a été plus intense. Celle diminution de l'oxyhémoglobine n'est pas en rapport avec la diminution de tension, comme on la observé dans certaines conditions expérimentales (Lesser) ; car la diminution de la tension est au maximum immédiatement après l'attaque, tandis que la diminution de l'oxyhémoglobine n'est surtout manifeste que plus tard, quand la pression est redevenue normale ou peu s'en faut (1).
La diminution du nombre des globules rouges n'est pas, en général, parallèle à la diminution de la quantité d'oxyhémoglobine. Peu de temps après l'accès, on trouve souvent une augmentation du nombre des globules ; sous l'influence de la déperdition de liquides, il s'est fait une concentration des éléments figurés du sang, dont une certaine quantité d'hémoglobine est détruite (2). Ce défaut de parallélisme entre la perle des globules et de l'hémoglobine a déjà été noté dans plusieurs circonstances. Otto (3) a vu que la saignée diminue immédiatement le nombre des globules et la quantité d'hémoglobine; mais ilremarcjue que la diminution de l'hémoglobine est plus forte que celle du nombre des globules. Seppili, d'autre part, a vu que, chez les fous pellagreux', l'hémoglobine descend souvent plus que le
(1) Ch. Féré, Note sur l'allérahililé des globales rouges el sur la présence temporaire d'un grand nombre de globulins dans le sang des épileptiques après les accès. {C. R. Soc. Biologie, 1889, p. 213.)
(2) E. L.Jones, On the variations of thc spécifie gravity of theblood in heallh [the Journ. of physiology, t. VIII, p. 1), a vu que l'exercice modéré abaisse le poids spécifique du sang.
(3) Otto, Untersuchungen ûber die Blulkorperchen zahl und des H'dmoglobin gehalt des Blutes. {Arch. f. die ges. Physiologie, Bd XXXVI, p. 37.)
224 ÉPILEPSIES ET ÉPILEPTIOIES
nombre des globules rouges (i). 11 paraît (Vallleurs en ôtre de HK^uie dans ranéniie (2). Ces faits ne peuvent gu.^re étonner, car les observations de Duncan, de M. Malassez, de M. Hayeui, montrent que la cbarge en bémoglohine des globules rouges peut être très variable; M. Hayem a môme vu que la quantité des globules etcelle delliémoglobinepeuventsuivre unemarcbeinverse.
Cette môme opposition peut s'observer à la suite des accès d'épilepsie. Dans les premières beures qui suivent le paroxysme, on peut trouver avec une dhninution notable de Tbémoglobine nne augmentation du nombre des globules. On peut admettre à priori que les globules perdent une partie de leur hémoglobine sous rintluence de la décharge nerveuse, et qu'ils deviennent plus nond)renx dans un môme volume de sang, sous l'influence de la transsudation des liquides. M. Malassez a constaté cette concentration des éléments figurés du sang à la suite de la sudation. L'altération des globules sous l'influence de la déchaj-ge nerveuse me paraît prouvée par cette circonstance qu'un certain temps après le paroxysme on renconti-e dans le sang un grand nombre de globules rouges spbériques paraissant plus petits que les globules discoïdes ordinaires. Ces globules ne sont pas spbériques à la sortie de la pulpe du doigt, mais ils prennent cette forme très rapidenu=ïnt après le mélange avec le séj'um artificiel. Dans deux cas, où j'ai examiné le sang tout de suite après l'accès, cette altérabilité des globules n'existait pas; j'avais tout le temps de faire la numération dans quatre quadrilatères (procédé de Malassez) et tous les globules avaient conservé leur forme. Une heure après, les mômes malades, dont les globules ne s'altéraient pas en plus d'une demi-heure dans la première expérience, donnaient du sang dont les globules devenaient immédiatement spbériques. Sur dix-huit malades dont j'ai examiné le sang de deux à quatre heures après l'accès, j'ai retrouvé, à un degré plus ou moins inarqué, cette altérabilité des globules rouges, qui reprennent leurs propriétés et conservent leur forme le jour suivant ou le surlendemain.
(1) Seppili, Ricei'che sid sarigue negli alienili. {Revhla sperimenlale di freniatria, 1882, I, 2.)
(2) Norris, Physiology and pafhology of tfie blood, Loiidon, 1882.
PUÉNOMÈNES d'épuisement CONSÉCUTIFS AUX PAROXYSMES 2iO
Un autre fait intéressant que l'on peut constater dans le môme temps que raltéral)ilité des globules rouges, ou peu après, est l'apparition d'un grand nombre de globulins (Donné) ou hématoblastes (Hayem). D'après M. Hayem on trouverait ces corps à l'état normal dans la proportion de 4 ou 5 pour 100 globules rouges (IV Je n'en trouve guère que 1 ou 2 pour 100 chez mes épileptiques en dehors des accès.
Dans les quarante-huit heures qui suivent les accès, mais non pas pendant tout ce temps, ni aux mêmes heures par rapport à l'accès chez ces différents malades, on peut en trouver de 6 à 8 et même 9 pour 100. Il faut remarquer que tous les malades ont été examinés dans les mêmes conditions physiologiques : mômes heures, de neuf à onze ; avant le repas, dans le môme local, c est-à-dire sensiblement à la môme température. Tous les examens ont été faits par le môme observateur, avec le môme sérum, etc.
Il est bon de relever que M. Hayem a vu ces hématoblastes en grand nombre à la suite de pertes de sang, pendant la menstruation, à la fin de plusieurs maladies aiguës. Il n'était pas sans intérêt de constater qu'une décharge nerveuse peut jouer le môme rôle qu'une perte de sang ou une maladie aiguë au point de vue des modifications des éléments figurés du sang.
Ces troubles des fonctions de nutrilion rendent compte de quelques lésions qui se produisent quelquefois très rapidement à la suite des accès, principalement des accès sériels ou de l'état de mal, telles que les escarres qui se développent dans certains cas en une seule nuit (2). On peut voir la cicatrisation des plaies suspendue chez les épileptiques par une décharge nerveuse.
(1) Cadet, Élude phijsio/ogiqiœ sur les éléments figurés du sang, el en prrticulier sur les hématoblasLes ; thèse, 1881.
(2) Campbell, Notes on Ihe reparalive power in Insanity. [Journ. of mental se, 1870, t. XXII, p. 222.)
Ch. FÉRÉ.