L:iU(ianum de Sydenhani
2 à 3 cuillerées à café par jour.
(2) Potion contre la névralgie faciale épileptiforme (Ferréol).
Eau distill('e 100 gr.
Sirop de fleur d'oranger ........... .'50
Sulfate de cuivre ammoniacal 0 i,';
3 à 4 cuillerées à chaque rei)as, le reste dans l'intervallo.
(3) Hambursin, Traitement de l'épilepsie. {Bull. acad. méii. Belgique. 1880, p. 74.)
(4) PLmat, Recherches physiologiques et thérapeutiques sur la picrotoxine. [Journ, de thérap., 1874.)
Teinture antiépileptique (Planât).
Coque du Levant. 100 gr.
Alcool rectifié 500
2 gouttes par Jour en augmentant jus([u'à 30. (3) Brit. med. Journ., 188o, t. I, p. 1184.
(6) Haie Wliite, On Ihe treatement of epileps)/ hu simulo. (Lancet 1888 t t p. 617.) V ^ ' , • ,
(7) Allen Starr, Simulo as a remeily in epilepsu. (Tlie \ew-York 7nod Bemrd mai 1889, p. 312.) ' ' '
OoO ÉPILEPSIES ET ÉPILEPTIQUES
11' nill'alc do pilocarpine avec un succès conlestable (1). A la siiilc (les oxpéi'ioncos pliysioloj^iquos citéos précécleniinenl, j"ai fait rpiplquos essais avoc lo clilorliydrate de ])ilocarpine. Les résiillals ont été décourageants ; sur trois malades, avec des doses relativement faibles de un centigramme à un centigramme et demi en injections sous-cutanées, il se produisait, en même temps que la sueur, une érection très marquée de poils, une chair de poule généralisée, puis de petits trend)lements généralisés, et au bout de quelques miiuites, un accès. J'ai cru devoir suspendre ces essais.
Le borax a été employé avec succès par plusieurs médecins, Gowers, Folsom (2), etc. Gowers conseille de ne Fadminislrer au début quà la dose de 05 centigrammes, que l'on peut élever jusqu'à 6 grammes en trois fois. Gowers signale connue accidents possibles de la diarrhée et des éruptions de psoriasis. Sur vingt-deux malades qui ont été soumis au borax (de 1 à 3 gr.) je n'ai observé que trois fois une amélioration momentanée. Un grand nombre de malades se sont plaints de nausées et de diarrhées.
t^,, j Deux malades ont eu des poussées d'eczéma. Le borax était
^^j^^^t/H^^ donné depuis plusieurs mois à la dose de 2 grammes dans ^ rtw 7rv«^' ^^'^ ^^^-^ grammes dans l'autre. L'éruption n'offrait de parti- ^ <A^^^^'a'C;^vw> culier que sa localisation, sur les parties latérales du tronc ^ et sur les bras. Au point de vue objectif, c'était un eczéma vul-
^ -^ïO . î^**!*!^ gaire, sans polymorphisme, caractérisé sur le tronc principalement par de nombreuses petites vésicules disséminées sans ordre; sur le bras, par des vésicules et de petits placards arrondis recouverts de croiUes. Chez le premier malade, elle a duré six semaines. Chez le second, après une durée à peu près égale, elle est actuellement en voie de guérison. Mais dans les deux cas, elle n"a cédé que par la suppression du médicament (3).
Il ne s'agit pas là d'une éruption spéciale au borax, mais vraisemblablement d'un eczéma provoqué chez deux prédisposés. Tous deux en effet étaient antérieurement atteints de séborrhée
f l) P>rirnn, Bu Imilemenl de l'épi/epsie, 1882, p. 212.
(2) Boston med. and. snrg. Journ., févr. 1886, p. 18.
(3) Ch. Féré et H. Lamy, Xoitv. Icon. de la Salpêinere, t. II, 1880, n" 0.
ANTISPASMODIQUES. — EMPIRIQIES. — SPÉCIFIQUES OOl
du cuir chevelu; et l'un deux poi'lail à la jambe et sur le p.lcd deux anciens placards d'eczéma.
Gowers a préconisé l'arsenic contre le psoriasis provoqué par le borax.
M. Ralfe a communiqué à la société médico-chirurgicale de j.onch'os un certain noml)re de faits tondant à démontrer rofficacité du nitritc de sodium contre les crises légères (l).
La scille, Foignon blanc, le laurier-cerise, Fbuile de Dippel, le quinquina, le sulfate (Piorry), le valérianate de quinine, l'indigo, la racine d'armoise (2), Fammoniaque (3), le kermès, Facide sulfurique, l'essence de térébenthine, les cantharides, le phosphore, la joubarbe, la châtaigne {cnista c/emis eqiiiiiî), la pivoine, le gui de chêne, sont des médicaments dont, comme dit M. Burlureaux « Fusage n'est dangereux que parce qu'il fait perdre un temps précieux ». On ne peut peut-être pas en dire autant du curare introduit par Thiercelin ; M. Voisin prétend avoir amélioré par ce médicament les accidents consécutifs à l'attaque ; mais ces accidents sont variables chez le même individu suivant les paroxysmes; et d'autre part, les expériences de M. François-Franck tendent' à montrer que le curare ne fait que modifier les convulsions des muscles sans influencer en rien les phénomènes internes, circulatoires et autres. Du reste,
(1) The Lancet, flér. 1882.
(2) Poudre an/iépUepliqiie (Rrosler).
Poudre fie racine d'armoise i^r.
Surre en poudre. 200
Quatre cuillerées a, café j»ar .jour.
(.'>; Potion (onmoniacale contre le spasme de la rjlolle (Mari-otte).
Amnioniaf[ue I .."lO
Laud:inuui de S.ydeiiliaiii ............. .... l,."jU
Eau ..................... 12o
Cuillerée toutes les di\ niiiiuli's.
Potion antiépilepUqiie (Boueliardaî').
Eau dislillée de lilleul.. . 00 irr.
— de laurier cerise. ........... 1(1
Sirop de fleurs d'oranger. .............. '.]()
Ammoniaque liquide douze ffouttes.
Trois cuillei'ées par jour.
rt'\:|)(''i iin(Milalion Ihérapeatiqae tentée pai" MM. Bourneville et BriroM n a pas doiint' un résultat favorable (J).
AjoLiLons encoi'o à la liste des inédicamenls inutiles, le benzoalo de soude, l'acide sclérof iiii(iue (Gowers, Bourneville et Bricon) (:2), l'acétanilide (3).
Bappelons à titre de curiosité certains remèdes bizarres comme l'eau d'hirondelles, la pondre de crâne humain (4), la poudre de taupe grillée à hujuelle Herpin lui-même n'a pas craint d'avoir recours (o).
Dans plusieurs cas les céphalées épileptiques ont été soulagées par Vantipyrinp qui n'a eu aucune influence sur la fréquence des accès. M. Lemoine (6) aurait obtenu d'heureux résultats dans des cas où les attaques étaient liées à la période menstruelle, dans les paroxysmes larvés, dans les névralgies et les migraines. Toutefois l'antipyrine ne doit être administrée aux épileptiques qu'avec une certaine prudence :Tuczek a vu chez un enfant des accès épileptiformes précédés d'insomnie et de vomissements se produire en conséquence de l ingestion de ce médicament (7).
Un malade dont les accès sont précédés de douleurs lancinantes dans les parties génitales et clans les membres inférieurs pendant plusieurs heures avant l'invasion de convulsions, est soulagé par l'antipyrine et quelquefois l'accès ne se produit pas.
(1) Arch. de Neurologie, 188o, t. VIII.
(2) Progrès médical, 188 i.
(3) Faure, De l'emploi de racélanilide dans l'épilepsie. [C. R. Soc. Biol., 1887, p. 401.)
(4) Du Cliesne, op. cit., p. 156, 336.
(iî) Du pronostic et du traitement curatif de l'épilepsie, 18j2, p. 2G't, 597.
(6) C. il. Soc. liiol., 1887, p. 780.
(7) Tupzek, Schwere Aniipyrin Vergiflnng hei einem Kinde. [Bi'rl. I;l. IVoc//., 1889, 110 17, p. 373.)