‹ Les épis [microforme]Chapitre 11 sur 65 · HOMMAGE · texte numérisé non relu

HOMMAGE

A cet hommage ardent qui vient de toutes parts.

A ton nom l'oiseau chante en nos forêts sauvages, Notre fleuve géant roucoule à ses rivages,

Le vieux Québec ému fait tonner ses remparts.

Et nous, fils oubliés de l’immortelle France,

Nous l'avons pour égi

L'amour l'a buriné dans Je ford de nos Cœurs.

A ce nom l'Orient, la terre des aromes,

Agite de plaisir ses brillants cardamomes,

Les mhowas tout en fleurs et Jes santals si doux. Allah, dit le croyant, c'est de toi qu’il émane. Vichnou l'aime, répond l'ascétique Brahmane.

Et puis Delhi s'éveille aux cris des fiers Hindous,

Joyeuse, elle acclamait l’illustre impératrice Dont le scep

Pendant qu'ailleurs, hélas! la royauté s'effare, Dans l'amour de ton peuple a trouvé son soutien, Ton sceptre est un rameau qui refleurit sans cesse, Tous les peuples l'ont vu s'avancer triomphant. On l'acclame avec joie, on le craint sans bassesse : La lyre le célèbre et le fer le défend.

( E Sous ton noble drapeau la terre s'est couverte | I Et de fleurs et de fruits. Devant lui la mer verte | J

À fait jaillir soudain de ses replis épais E Des continents nouveaux. 11 se déploie, il passe, L Et comme le soleil, ce drapeau de l'espace, Fi Il ne saurait tomber. Dans une douce paix Le Les penseurs, à son ombre, exaltent la science, |

Les lettres et les arts prennent un vif essor, {Ils L'usine est un coursier qui bout d’impatience, | Et le comptoir actif s'emplit de louis d’or. &

Hosanna! que le ciel prolonge encor ton règne!

Tu veux que l'on t'estime et non que l’on te craigne. Reine, tu resplendis parmi les souverains,

Comme Véga la blanche au milieu des étoiles.

L'avenir à mes yeux a déchiré ses voiles:

Il raconte ta gloire en d’immortels refrains.

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