‹ Les épis [microforme]Chapitre 10 sur 65 · DULCIA LINQUIMUS ARVA · texte numérisé non relu

DULCIA LINQUIMUS ARVA

Dulcia linquimus arva

Pourquoi donc fuyez-vous notre belle patrie,

Jeunes gens aux bras vigoureux ?

N'a-t-elle plus besoin ni de Ni de votre sang Est-ce ainsi que fuyai

votre industrie,

£énéreux ?

ent, en d'autres Qui virent tant de

D'un rivage étrang

temps, ros pères jours mauvais ?

er les gloires mensongères Ne les séduisirent jamais.

Et vous vous exilez! M

N'est-il pas de Craignez-vous de l'hiver

L'été n'est-il p Sont-elles sans parfums

ais dans nos vastes plaines place pour vous ?

les rigides haleines ?

as assez doux ?

les fleurs de nos charmilles ?

OS grandes forêts ?

issent dans nos familles,

les blés dans nos guérets.

Sans ombres, n L'amour et la vertu cro Comme

Aiguillonnez les flancs de la glèbe féconde:

Traînez partout le soc vainqueur.

Des sueurs du travail que votre front s'inonde, Le travail retrempe le cœur.

Transformez nos déserts. Que la ronce sauvage Fasse place à l'or du froment !

Laissez à vos enfants, pour premier héritage, L'exemple d’un grand dévoñment.

Un son qui vient de loin Vous trouble et vous enivre. Est-ce donc un concert si beau ?

C'est la voix de l’airain, c'est la clameur du cuivre he Qui montent comme d'un tombeau.

C'est le pétillement de la flamme qu'allume | L'haleine des grands soufflets noirs, :

C'est le coup des marteaux qui fait gémir l'enclume | Comme le bœuf des abattoirs. |

C'est le sourd grondement de l'immense fabrique Où les engins chantent en chœur;

C'est comme le réveil d’un cauchemar lubrique Qui vous empoisonne le cœur.

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Ah! combien Plus sacrés sont les accents rustiques Qui font retentir nos hameaux!

Voix de nos gais enfants, chants des vierges pudiques, Soupirs du vent dans les rameaux!

Aimez, 6 Canadiens! le sol qui vous vit naître, Et qu’il ne soit jamais qu’à vous.

| Sur les bords étrangers chacun est votre maître;

Demeurez libres Parmi nous.

Aimez votre village et 14 temples champêtres, Où Dieu vous parla tant de fois.

| Aimez le cimetière où dorment les ancêtres,

Sous l’humble égide de la croix.

Hommage

À SA Thès GRACIEUSE MayJesré VICTORIA, REINE D'ANGLETERRE ET IMPÉRATRICE DES INDEs

(&0ième anniversaire de s0n règne)

O Reine, comme au jour d’une splendeur suprême Où ton front virginal ceignit le diadème,

Tu vois, dans leurs transports, tes sujets à genoux. Dans mille accents divers et sous toutes les zones, L'hosanna retentit des fers jusques aux trônes. Arabes belliqueux drapés dans leurs burnous, Noirs chasseurs du Birman aux brûlantes épaules, Colons de l'Amérique et Rajahs de Nagpour,

Au levant, au ponant, au nord, jusques aux pôles, Tous ceux que tu conquis t'acclament en ce jour.

Dans la tombe sacrée où toute aile se ploie, Les vieux rois, tes aïeux, semblent frémir de joie

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