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L’épithélioma de la corde vocale (face supérieure

et bord libre).

4. — L’épithélioma de la sous-glotte (face inférieure de la corde et sous-glotte proprement dite).

A chacune de ces localisations correspondent des territoires d’extension qui leur sont propres et qui paraissent en quelque sorte indépendants les uns des autres, du moins pendant la majeure partie de leur évolution. Nous tenterons, à la fin de ce chapitre, de trouver une explication de cette indépendance dans l’étude de la configuration anatomique même du larvnx et surtout dans celle de ses territoires lymphatiques.

1) ÉPITHÉLIOMA VESTIBULAIRE

Epithélioma de la bande ventriculaire et de la moitié inférieure de l’épielotte

[ nous paraît difficile de séparer étude de l’épithélioma de la bande ventriculaire, de celle de l’épithélioma du pied et la moitié inférieure de l’épiglotte. Alors que chacune de ces deux localisations paraît parfois assez individualisée en clinique, nous n’avons jamais rencontré, anatomiquement parlant, un cancer n’atteignant exclusivement que l’une ou l’autre de ces deux régions.

ANATOMIE MACROSCOPIQUE

Le larynx étant ouvert comme un livre après section verücale postérieure inter-aryténoïdienne, la tumeur apparaît soit sous forme d’un chou-fleur, soit sous forme d’une vaste ulcération creusante entourée de bords surélevés, située à la face postérieure de la moitié inférieure de l’épiglotte, exCeptionnellement sur la ligne médiane, presque toujours décalée à droite ou à gauche et empiétant plus ou moins largement sur la bande ventriculaire du même côté. Une exploration au stylet, de Pulcération, conduit en général assez profondément, dans la loge pré-épiglottique. Dans les cas dont nous nous

occupons ici, c’est-à-dire dans ceux qui répondent à la définition des cancers intra-laryngés que nous avons donnée plus haut, les bords et la moitié supérieure de l’épiglotte sont indemnes. Le repli ary-épiglottique du côté où siège la tumeur, paraît augmenté de volume, épaissi. Il peut s’agir déjà d’un début d'infiltration, mais souvent les coupes montrent qu'il ne s’agit que d’ædème réactionnel de voisinage. De même, en est-il généralement de l’aryténoïde du même côté.

En soulevant la masse tumorale ou en relevant la bande ventriculaire infiltrée, on entre facilement une sonde cannelée dans le ventricule qui est libre. Macroscopiquement, plancher du ventricule et corde vocale sont absolument indemnes.

En avant, jamais le cancer n’envahit la commissure antérieure pour atteindre la sous-glotte.

Mais, en examinant avec soin la pièce, il est impossible d'évaluer l’extension exacte des lésions et de préciser si l’exérèse a été ou non, complète, en particulier à travers la région pré-épiglottique.

Une tumeur végétante, paraissant à priori très étendue, peut n'être développée qu’à la surface de la bande ventriculaire ou de la face postérieure de l’épiglotte, sans envahir en profondeur : mais c’est exceptionnel.

La règle est, quelle que soit la forme macroscopique végétante ou ulcéreuse de la tumeur, qu'il y ait une infiltration profonde beaucoup plus étendue histologiquement qu’on ne pourrait le supposer cliniquement en l’absence de la radiographie.

ETUDE ANATOMO-TOPOGRAPHQUE (ef. fig. 1 et observations [et IT).

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