Épithéliomas atypiques pédiculés
Il s’agit ici de formes tout à fait particulières, tant par leurs caractères cliniques que par leurs caractères histologiques. Îls sont strictement exophytiques, à pédicule souvent étroit.
Ils paraissent surtout pouvoir se développer à l’une des extrémités des cordes vocales insérés soit devant l’aryténoïde, soit à la commissure antérieure. [ls peuvent être petits ou, au contraire, prendre un développement considérable. Dans un cas dont nous avons rapporté l’observation avec M. Augry, la tumeur insérée à l'extrémité postérieure de la corde vocale était plus grosse qu’une noix et avait rempli complètement tout le ventricule en refoulant les parois sans les envahir.
Au point de vue histologique, les éléments néoplasiques se développent dans un stroma conjonctif collagène extrêmement important et prend très fréquemment une allure fusiforme et une organisation fasciculée qui ici encore leur
donne un aspect pseudo-sarcomateux. Nous avons exposé ailleurs avee M. Augry, à l’aide de documents micro-photographiques, les points qui semblent permettre de rejeter l’origine conjonctive de telles tumeurs.
ED INTÉREDRRAMOUE DE CEÉITEACIEANS =IRICUTIOIN
Nous étudierons deux questions dans ce chapitre :
19 Peut-on, en présence d’un fragment prélevé par biopsie en déduire avec certitude la forme histologique d'ensemble de la tumeur ?
90 Existe-t-il des formes histologiques propres à certaines localisations de l’épithélioma dans le larynx.
Ces deux points ont une importance au point de vue des indications thérapeutiques et en particulier de la radiothérapie.
Il est classique en effet de mettre en valeur certaines notions, au sujet de la radio-résistance ou de la radio-sensibilité de telle ou telle forme histologique.
Les épithéliomas infiltrants sont beaucoup plus radiorésistants que les épithéliomas exophytiques végétants. Par ailleurs, écrit M. le Pr Regaud, « la radio-sensibilité est plus « grande dans les variétés où la reproduction du tissu est « cantonné dans une couche génératrice indifférenciée, située « à la périphérie des cordons ou des nodules épithélioma- « teux, nettement distincte des couches sus-jacentes de « cellules épineuses et de cellules en cours de kératinisation « Elle est moins grande dans les variétés où les divisions « cellulaires, s’effectuent parmi les cellules épineuses, celles-ci « s'étendant alors jusqu’à la périphérie des cordons ou des « lobules. Elle est encore moindre dans les épithéliomas « manifestant des différenciations glandulaires. »
L’un ou l’autre de ces caractères, si importants à considérer du point de vue du pronostic thérapeutique se retrouvent-ils avec prédilection dans certaines localisations du
cancer intra-laryngé, et est-1l possible de les distinguer sur un simple fragment de biopsie ?