‹ Les Épithéliomas Intra-laryngésChapitre 35 sur 70 · AU NIVEAU DE LA SOUS-GLOTTE · texte numérisé non relu

AU NIVEAU DE LA SOUS-GLOTTE

Sur 23 cas, nous avons :

6 cas d’épithéliomas à évolution épidermoiïde kératosique complète du type cutané.

9 cas d’épithéliomas à évolution épidermoïde parakératosique complète du type des muqueuses.

o cas d’épithéliomas indifférenciés avec zones à évolution épidermoïde incomplète à prédominance de cellules basales ou avec kératinisation de cellules isolées.

3 cas d’épithéliomas indifférenciés dont 1 squirre.

Des chiffres précédents on peut tirer les quelques conclusions suivantes :

À. Au niveau des bandes ventriculaires et des ventricules, paraissent particulièrement fréquents les épithéliomas indifférenciés, les épithéliomas à évolution épidermoïde du type des muqueuses et les épithéliomas à évolution épidermoïde incomplète avec prédominance de cellules basales (qui sont généralement considérés comme radio-sensibles).

Ceci concorde parfaitement done avec les travaux de MM. Courarp et VaLar sur l’épithélioma de la bande ventriculaire.

B. Au niveau des cordes vocales, les épithéliomas à évolution épidermoïde complète du type cutané ne sont pas les plus fréquents. Les formes à évolution épidermoïde du type des muqueuses semblent avoir la priorité sur elles.

C. Au niveau de la sous-glotte, les formes à évolution épidermoïde du type cutané, les formes à évolution épidermoïde du type des muqueuses et les formes indifférenciées s’égcalisent à peu près.

Leroux-Robert,. &

RÉACTIONS TISSULAIRES DU STROMA CONJONCTIVO-MUSCULAIRE ET DES CARTILAGES DEVANT L'ENVAHISSEMENT NÉOPLASIQUE

Nous envisagerons dans ce chapitre le comportement du tissu conjonctif banal, des muscles intrinsèques du larynx et surtout de son squelette cartilagineux, au cours de l’extension progressive du néoplasme.

1) STROMA CONJONCTIVO-MUSCULAIRE

Il faut étudier séparément le stroma de la zone néoplasique et le stroma péri-tumoral.

1) Le stroma conjonctif de soutien des zones néoplasiques a été décrit à propos de chaque forme histologique architecturale ou cellulaire.

Ce stroma est souvent très variable (soit lâche, soit au contraire dense, fibroblastique ou collagène) pour des formes apparemment identiques au point de vue cytologique.

Si cette «stroma-réaction» ne paraît donc pas obéir à une règle particulière, nous avons noté néanmoins que dans l’ensemble, le stroma était d'autant plus lâche et d’aspect d'autant plus Cembryonnaire », pourrait-on dire, que les cellules épithéliomateuses étaient plus indifférenciées (cf. microphotographie, fig. 9).

2) Le stroma conjonctivo-musculaire des zones péri-tumorales mérite une description particulière, car son comportement retentit d’une façon très importante sur la symptomatologie clinique de la tumeur considérée.

Nous voulons parler surtout du tissu conjonctivo-museulaire non néoplasique situé entre le cancer et la charpente cartilagineuse du larynx, l’aile thyroïdienne en particulier.

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Cette zone est fréquemment envahie par une sclérose collagène extrêmement épaisse qui aboutit à une atrophie musculaire presque complète, alors que le néoplasme reste superficiel et que son stroma conjonctif propre n’est pas particulièrement important.

Cette sclérose collagène conjonctivo-musculaire péri-tumorale peut s'étendre très à distance du néoplasme luimême qui peut être relativement localisé. C’est parfois cette sclérose péri-tumorale profonde, plus que l’envahissement néoplasique qui entraîne la fixité de la partie correspondante du larynx, constatée en clinique.

Aussi, un cancer apparemment assez étendu, mais ne s’accompagnant pas de cette sclérose profonde, peut aller de pair avec une conservation relative de la mobilité du larynx. Plusieurs observations nous ont permis de vérifier ce fait et celui-ci a une certaine importance lorsqu’en clinique il s’agit de diagnostiquer un cancer sous-glottique peu visible.

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