‹ Les Épithéliomas Intra-laryngésChapitre 61 sur 70 · En arrière · texte numérisé non relu

En arrière

Généralement l'ombre se prolonge vers la région ary-

ténoïdienne qui paraît augmentée de largeur et dont les limites deviennent imprécises. [Il ne s’agit souvent que d’une simple infiltration odémateuse de voisinage. Dans ce dernier cas, l'ombre aryténoïdienne garde une teinte homogène et ses contours sont régulièrement globuleux à l’inverse de ce qui se passe en cas d’envahissement néoplasique.

11) ÉPITHÉLIOMAS A DÉVELOPPEMENT SOUS-COMMISSU- RAL ANTÉRIEUR (cf. observation VIII).

Nous avons vu au point de vue anatomo-topographique la fréquence de la bilatéralisation des cancers sous-glottiques par la région sous-commissurale antérieure.

Ï] est essentiel, au point de vue indications thérapeutiques (laryngectomie totale ou hénularyngectomie), de pouvoir préciser cet envahissement antérieur.

Sous ce rapport on peut décrire deux aspects radiographiques en faveur de la bilatéralité des lésions :

a) Le refoulement en arrière de l’angle formé par la confluence du pied de l’épiglotte et de la corde vocale. Le sommet de cet angle tend à s’éloigner du bord antérieur du cartilage thyroïde (chiché fig. 56).

b) Un épaississement de forme triangulaire, à sommet inférieur (cliché fig. 56) des plans antérieurs compris entre la commissure et l’arc cricoïdien. Si l’on suit de bas en haut depuis la face postérieure de l'arc cricoïdien, la ligne de projection de la muqueuse sous-commissurale, on voit celle-ci, au lieu de se diriger vers la commissure, s’incliner en arrière pour se perdre dans la masse tumorale.

III) ÉPITHÉLIOMAS A DÉVELOPPEMENT POSTÉRIEUR CRICO-ARYTÉNOIDIEN (cf. observation IX).

Au point de vue anatomo-topographique, nous savons qu’un épithélioma à point de départ sous-glottique latéral, peut envahir secondairement la région aryténoïdienne. Nous en avons précisé plus haut l’aspect radiographique. “Mais parfois, il s’agit d’un cancer à développement

presque exclusivement postérieur, à localisation cricoïdienne au niveau du chaton. Ces cas sont absolument exceptionnels. Nous avons néanmoins observé un exemple (cf. fig. 60) L’ombre des plans musculo-aponévrotiques postérieurs paraît alors très élargie. En repérant la ligne de calcification du bord postérieur du ericoïde, on se rend facilement compte que cet élargissement se fait aux dépens des plans pré-cricoïdiens. Ceux-c1 bombent en avant et leur bord antérieur, au lieu d’être lisse et bien net, est flou et irrégulier. En haut, cette ombre cricoïdienne se prolonge vers la région aryténoïdienne. En bas, elle s’eflile vers la paroi postérieure de la trachée.

Page 1