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BON ORDRE DANS LES RÉUNIONS

omnia autem ex Deo. is Vos ipsi judicate : decet mulierem non velatam orare Deum ? i4 Mec ipsa natura docet vos, quod vir quidem si comam nutriat, ignominia est illi ; is mulier vero si comam nutriat, gloria est illi ; quoniam capilli pro velamine ei dati sunt. i6 Si quis autem videtur contentiosus esse ; nos talem consuetudinem non habemus, neque Ecclesia Del.

L'Apôtre continue à répondre aux questions qui lui ont été adressées par les prêtres de Corinthe. Les quatre chapitres XI, XII, XIII, XIV, sont relatifs au bon ordre intérieur de la communauté chrétienne dans les réunions de prière et l'Agape primitive. Ils ont pour dessein de régler la tenue des femmes dans ces réunions (XI, 2-16) ; d'assurer la convenance et la charité dans les Agapes (17-34) ; de définir quel sera, au cours de ces réunions, dans l'intérêt de l'édification commune, l'usage des dons spirituels (XII, XIII, XIV).

Tout n'était pas achevé dans ces jeunes communautés chrétiennes, lorsqu'elles avaient reçu l'enseignement de la foi et le baptême ; l'apostolat eût été bien incomplet, son œuvre bien précaire, le bon ordre intérieur peu assuré, si saint Paul n'eût veillé à l'organisation de la société nouvelle, défini ses institutions, sa fin, sa législation, sa vie propre, déterminé les lois de l'enseignement, de la prière, du service divin. Au cours des dix-huit mois de son premier séjour, il avait eu le loisir de jeter les bases de c^Hq organisation intérieure ; les prêtres de Corinthe avaient maintenu exactement la pensée de l'Apôtre ; mais le temps et les conversions avaient fait naître des problèmes nouveaux. Aussi, après avoir loué les prêtres de Corinthe du souvenir qu'ils ont gardé de lui, et de leur fidélité aux prescriptions antérieurement données, l'Apôtre aborde-t-il les questions nouvelles portées à son jugement, et tout d'abord la tenue extérieure des femmes dans les assemblées consacrées à la prière. Contrairement à l'usage de l'Orient et de la Grèce elle-même, des chrétiennes paraissaient non voilées à ces réunions, et y pre-

naient la parole ; double erreur pratique réprouvée par l'Apôtre : elles seront voilées ; elles garderont le silence (XIV, 34; I Tim., II, 9-12). D'où avait pu naître, chez ces chrétiennes, l'usage de paraître non voilées dans l'assemblée des fidèles ? Ne peut-on pas supposer, ici encore, une extension irrégulière de la doctrine de l'Apôtre, une autre interprétation inexacte du principe de liberté et de l'évanouissement de toutes les distinctions purement humaines dans l'unité glorieuse de notre vocation surnaturelle ? L'Apôtre avait dit aux Corinthiens ce qu'il écrira aux Galates (III, 27, 28) : Quicumque in Christum baptizati estis, Christum induistis. Non est Jiidaeus neque Graecus, non est servus neque liber ; non est masculus neque femina. Omnes enim vos unum estis in Christo Jesu. De là, sans doute, un certain mouvement féministe, où le sexe faible réclama les droits et usurpa les habitudes du sexe fort. C'était amener l'Apôtre à restituer et à maintenir des distinctions hiérarchiques qui viennent de Dieu, et qui d'ailleurs ne touchent en rien à la commune noblesse de notre vie surnaturelle. Nous sommes tous enfants de Dieu, par et dans le Christ, il est vrai ; mais il existe néanmoins une hiérarchie instituée de Dieu ; elle consiste en ceci : l'homme est la tête de la femme, le Christ est la tête de l'homme, Dieu est la tète du Christ. L'expression métaphorique employée ici par l'Apôtre a pour dessein, comme au chapitre III, 22, 23, de signaler les relations mutuelles que soutiennent ensemble tous les êtres énumèrés ; car de la tête au corps, il y a union, il y a influence et effusion de vie, il y a prééminence et supériorité.

L'Apôtre s'arrête à cette dernière relation ; et négligeant pour l'instant le rapport du Christ à Dieu, établit la relation de supériorité du Christ à l'homme, de l'homme à la femme. Ceci est aussi de Dieu. Selon l'ordre où vous disposerez ces trois éléments, le Christ, l'homme, la femme, il y aura prééminence, ou, inversement, subordination. Jusque-là, la pensée de l'Apôtre est claire. Ce qui suit (verset 4) offre plus de ■difficulté. La traduction est simple : « Tout homme qui prie

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