‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 185 sur 663 · ENTRETIEN AFFECTUEUX · texte numérisé non relu

ENTRETIEN AFFECTUEUX

1 Has ergo habentes promissiones, charissimi, mundemus nos ab omni inquinamento carnis et spiritus perficientes sanct'ificationem in timoré Dei. 2 Capite nos. Neminem laesimus, neminem corrupimas, neminem circumvenimus. s f^on ad condemnationem vestram dico : praediximus enim quod in cordibus nostris estis ad commoriendum, et ad convivendum. '^Malta mihi fiducia est apud vos, multa mihi gîoriatio pro vobis, repletus sum consolatione, superabundo gaudio in omni tribulatione nostra.

Aujourd'hui donc que nous sommes . en possession des promesses de Dieu, promesses sincères, promesses glorieuses, promesses accomplies déjà, ne convient-il pas, mes bienaimés, de nous tenir bien loin de tout ce qui pourrait souiller le corps et l'âme, — c'est la portion négative dans l'œuvre de notre sanctification ; puis, et c'est l'élément positif de notre vie morale surnaturelle, d'achever sous l'œil de Dieu le travail

qui nous unit à lui ? L'Apôtre regarde comme souillure, non pas seulement ce qui atteint le corps, mais encore ce qui se passe, sans aucun avilissement aperçu, au fond de l'âme. Dans sa pensée, tout ce qui n'est pas Dieu, de Dieu, selon Dieu, est impur, et messéant pour des âmes qui sont le temple de Dieu. Un sanctuaire n'est pas un caravansérail : c'est la conclusion de la doctrine contenue aux derniers versets du chapitre précédent.

En tout ce qui suit, l'Apôtre, qui en a fini avec la portion de son plaidoyer destinée aux Corinthiens, revient à l'entretien affectueux, semé de souvenirs personnels, commencé au chapitre II. Qu'il n'y ait plus entre nous de malentendu ; revenons ensemble à notre affection première, accueillez-nous de nouveau. Rappelez-vous ce que nous avons été au milieu de vous, et comme jamais nous n'avons usé de notre autorité pour blesser, pour meurtrir, pour exploiter qui que ce soit ; aujourd'hui que Corinthe est revenue à une pensée plus saine, je ne veux prononcer aucune parole de blâme, ni de désaffection ; ne vous ai-je pas dit que vous êtes dans notre cœur à la vie et à la mort ? Aujourd'hui je me sens toute liberté au milieu de vous ; aujourd'hui je suis fier de vous, je suis tout plein de la consolation qui m'est venue de vous et me fait surabonder de joie au milieu des tribulations de mon apostolat.

On le voit, l'accent de sévérité semé dans la Première aux Corinthiens, a fait place à un tout autre langage : c'est que l'état d'âme de l'Apôtre a bien changé. Nous savons d'ailleurs à quelle épreuve il vient d'échapper (cf. ï, 8, 9 ; II, 12, 13).

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