AVIS DERNIERS
11 Factus sum insipiens, vos me coegistis. Ego enim a vobis debui commendari : nihil enim minas fui ab iis, qui sunt supra modum Apostoli : tametsi nihil sum. '^^ Signatamen Apostolatus mei facta sunt super vos in omni patientia, in signis, et prodigiis, et virtutibus. i3 Quid est enim, quod minus habuistis prae ceteris Ecclesiis, nisi quod ego ipse non gravavi vos ? Donate mihi hanc injuriam. i4 Ecce tertio hoc paratas sum venire ad vos : et non ero gravis vobis. Non enim quaero quae vestra sunt, sed vos. Nec enim debent filii parentibus thesaurizare, sed parentes filiis. ^^ Ego autem libentissime impendam, et superimpendar ipse pro animabus vestris : licet plus vos diligens, minus diligar. 16 Sed esto : ego vos non gravavi : sed cum essem astutas, dolo vos cepi. i^ Numquid per aliquem eorum, quos misi ad vos, circumveni vos ? is Rogavi Titum, et misi cum illo fratrem. Numquid Titus vos. circumvenit ? nonne eodem spiritu ambulavimus ? nonne iisdem vestigiis ? i» Olim putatis quod excusemus nos apud vos ? Coram Deo in Christo loquimur : omnia autem charissimi propter aedificationem vestram. 20 Timeo enim ne forte cum venero, non qaales volo, inveniam vos : et ego inveniar a vobis, qualem non vultis : ne forte-
confentiones, aemulationes, animositates, dissensiones, detractiones, susurrationes, inflationes, seditiones sint inter vos: 21 ne iterum cum venero, hamiliet me Deas apud vos, et lugeam multos ex Us qui anfe peccaverunt, et non egerunt poenitentiam, super immunditia, et fornicatione, et impudicitia, quam gesserunt.
L'Apôtre s'échappe maintenant de ce plaidoyer personnel qui lui est importun. Enfin, dit-il, c'est fini. Une fois de plus je me suis donné devant mes ennemis le ridicule de parler de moi. C'est votre faute ; et c'est vous qui m'y avez contraint, vous qui sembliez tenir la balance égale entre mes adversaires et moi. Ce n'était pas à moi, mais à vous-mêmes à plaider pour moi. Je ne suis rien, il est vrai ; mais pourtant, à votre appréciation même, suis-je donc tellement inférieur à ces apôtres du mosaïsme à qui il ne manque rien ? Je puis du moins, quant à moi, montrer ce que j'ai fait. Et les titres de mon apostolat sont autres que les lettres de créance obtenues de la complaisance des Eglises : l'Evangile planté à Corinthe, avec quelle inlassable patience, vous le savez ; et des, conversions, prodiges et manifestations de l'Esprit qui ont été la récompense de mes travaux vous avez été témoins et bénéficiaires. N'avez-vous pas été comblés ? Avez-vous quelque chose à envier aux autres Eglises ?
Soit, répondaient obstinément quelques-uns, mais vous avez humilié Corinthe, en tendant la main à d'autres Eglises et en ne consentant pas à recevoir de nous quoi que ce fût. — Il semble que ce grief a été souvent renouvelé, à voir l'insistance que met l'Apôtre à l'écarter. Il est, du reste, intransigeant sur ce point. Pourquoi, demande-t-il, y revenir toujours ? Donnez-moi congé définitif de ce reproche. Aussi bien, j'ai de bonnes raisons, et demeurerai intraitable. Voici que je me prépare à venir chez vous pour la troisième fois : il en sera tout comme par le passé. Je ne vous demanderai rien. Je n'ai pas besoin de vos biens, mais de vous seulement. La loi est que les pères amassent pour leurs enfants, et non