‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 34 sur 663 · LA CONVERSION · texte numérisé non relu

LA CONVERSION

10 Erat autem quidam discipalus Damasci nomine Ana- Jiias ; et dixit ad illam in visu Dominus : Anania. At ille ait : Ecce ego, Domine. ^^ Et Dominus ad eum : Surge, et vade in vicum, qui vocatur rectus : et quaere in domo Judae Saulum nomine Tarsensem ; ecce enim orat. 12 (Et vidit virum Ananiam nomine, introeuntem, et imponentem sibi manus ut visum recipiat). is Respondit autem Ananias : Domine, audivi a multis de viro hoc, quanta mala fecerit sanctis tuis in Jérusalem : 14 et hic habet potestatem a principibus sacerdotum alligandi omnes, qui invocant nomen tuum. ^^ Dixit autem ad eum Dominus : Vade, qaoniam vas electionis est mihi iste, ut portet nomen meum coram gentibus, et regibus, et filiis Israël. ^^ Ego enim ostendam illi quanta oporieat eum

pro nomine meo pati. ^^ Et abiit Ananias, et introivit in domum : et împonens ei manus, dixit : Saule, f rater, Dominas misit me Jésus, qui apparuit tibi in via, qua veniebas, ut videos, et implearis Spiritu sancto. is Et confestim ceciderunt ab oculis ejus tamquam sqaamae et visum recepit : et surgens baptizatus est. i9 Et cum accepisset cibam, confortatus est. Fuit autem cum discipulis, qui erant Damasci, per dies aliquot.

Il y avait alors à Damas un disciple, un Juif — son nom l'indique — estimé par tous pour sa fidélité à la Loi. Le Seigneur s'adressa à lui dans une vision : « Ananie. » Il répondit comme Abraham, comme Moïse, comme Samuel : « Me voici. Seigneur. » — « Allez, lui dit le Seigneur, dans la voie droite, dans la maison de Judas, et demandez Saul de Tarse. Voici qu'il prie. » En même temps qu'il adressait ainsi Ananie à Saul, le Seigneur montrait à Saul son guide. Saul voyait en esprit Ananie entrer, lui imposer les mains et lui rendre la vue.

Mais lorsqu'il reçut du Seigneur cet ordre, Ananie fut d'abord, sinon effrayé, du moins hésitant, et fit de timides représentations à celui de qui lui venait cette mission inattendue. Saul n'était pas un inconnu ; même à Damas on le savait l'ennemi irréconciliable des chrétiens : lupus rapax. « Seigneur, disait Ananie avec quelque inquiétude, plusieurs m'ont parlé déjà de cei homme et m'ont appris tout le mal qu'il a» fait à Jérusalem à vos saints. Il les a poursuivis, jetés en prison, frappés de mort, contraints à apostasier et à vous maudire : et nous savons qu'il est venu ici avec les pouvoirs des grands-prêtres, pour emmener captifs ceux qui invoquent votre nom. »

Les représentations d' Ananie étaient trop justifiées, mais le Seigneur, mieux renseigné que son humble disciple, maintient son ordre : « Allez, dit-il, ce Saul qui vous fait peur est un vase d'élection, un organe choisi par moi afin de porter mon nom devant les nations, devant les rois et les fils d'Israël. Une grande carrière de travail est ouverte devant lui : Je lui montrerai tout ce qu'il devra souffrir pour moi. »

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