‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 33 sur 663 · LE CHEMIN DE DAMAS · texte numérisé non relu

LE CHEMIN DE DAMAS

pensée toute sa liberté. De cette conversation, rapide comme le froissement de deux épées nues, est née une conversion soudaine et sans retour : une orientation nouvelle de toute l'âme et de toute la vie. Ce fut un splendide triomplie de Dieu, un triomphe aussi dé la créature, une mainmise du Seigneur souverain, dans une incomparable liberté de l'âme vaincue et soumise, un spectacle à ravir les anges et les hommes. Au moment où il tomba de son cheval, Saul était persécuteur ; il était Apôtre, quand il se releva.

Quand il se releva, ses yeux étaient ouverts, mais il ne voyait plus personne, et c'est conduit par la main qu'il fit son entrée à Damas. Reçu dans la maison d'un certain judas, située dans la rue ditela voie droite {via recta, ^ùij.r, ->, xaXo'j;ji£VTi eùQsîa ), il y demeura trois jours entiers sans rien voir, sans boire, sans manger. La tradition nous montre encore à Damas la rue droite. A défaut de la maison de Judas, la ville a conservé le souvenir de cette glorieuse rencontre de Dieu et d'une âme vaincue par lui : le jour de la Conversion, 25 Janvier, les chrétiens de Damas se dirigent vers le lieu du miracle, à deux kilomètres de la ville : on y chante le récit des Actes.

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