‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 387 sur 663 · SÉJOUR A MALTE · texte numérisé non relu

SÉJOUR A MALTE

1 Et cam evasissemuSy tune cognovimas quia Melita insula vocabatur. Barbari vero praestabant non modicam humanitatem nobis. 2 Accensa enim pyra, reficiebant nos omnes propter imbrem, qui imminebat, et frigus. s Cum congregassei autem Paulus sarmentorum aliquantam multitudinem, et imposuisset super ignem, vipera a colore cum processisset, invasit manum ejus. 4 jjt vero viderunt Barbari pendentem bestiam de manu ejus, ad invicem dicebant : Utique homicida est homo hic, qui cum evaserit de mari, ultio non sinit eum vivere. ^Et ille quidem excutiens bestiam in ignem, nihil mali passas est. 6 At illi existimabant eum in tumorem convertendum, et subito casurum, et mori. Diu autem illis expectaniibus, et videntibus nihil mali in eo fieri, convertentes se, dicebant eum esse Deum. 7 in locis autem illis-

erant praedia principis insalae, nomine Pablii, qui nos suscipiens, triduo bénigne exhibait, s Contigit aatem, patrem Publii febribus, et dysenteria vexatum jacere. Ad qaem Paulus intravit : et cum orassei, et imposuisset ei manus salvavit^ eum. 9 Quo facto, omnes, qui in insula habebant infir mitâtes, nccedebant, et curabantur : lo qui etiam multis honoribus nos honoraverunt, et navigantibus imposuerunt quae necessaria erant.

Dans sa Deuxième aux Corinthiens, XI, 25, l'Apôtre disait : Ter naufragium feci. Celui qui l'amène à Malte et sur le chemin de Rome est donc le quatrième. Les insulaires que saint Luc appelle barbares parce qu'ils n'étaient pas de race grecque, firent très bon accueil aux naufragés. Ils allumèrent un grand f eu afin dépêcher net de réchauffer des hommes très éprouvés par qua.torze Jours de mauvais temps. -Ajoutez qu'ils avaient abordé à la nage. Saint Paul se rendait utile et pensait à ses compagnons. Il ramassait pour activer le feu une brassée de sarments, lorsqu'une vipère qu'il avait emportée avec tout le reste, sentit le feu, en sortit prestement et lui mordit la main. A la vue de cette vipère attachée à la main de saint Paul, les barbares, ayant d'ailleurs reconnu que l'Apôtre était prisonnier, se disaient entre eux : « Certainement cet homme est un grand coupable, puisqu'il n'a pas sitôt échappé au péril de la mer que la justice des dieux le poursuit encore. » L'Apôtre secoua la main, rejeta la vipère dans le feu, sans faire plus d'attention à sa blessure. Les Maltais s'attendaient à voir les chairs se tuméfier et l'Apôtre succomber à une mort foudroyante. Ils ne virent rien de tout cela, et cessant de le prendre pour un meurtrier, ils le regardèrent comme un dieu. Passagers et matelots peut-être parlèrent aussi ; mais enfin on ne poussa pas aussi loin qu'à Lystres (Act., XIV, 10).

Auprès de la région où s'était produit le naufrage étaient les possessions du gouverneur de l'île, Publius. Administrativement Malte appartenait à la propréture de Sicile, mais

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