‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 386 sur 663 · A MALTE · texte numérisé non relu

A MALTE

ménager l'échouage dans les meilleures conditions ; puis on mit une voile au vent, au mât d'artimon, pour pousser le bateau sur la plage. Le vent les conduisit sur une langue de terre entre Malte et Simonetta. Le bateau toucha, la proue s'enfonça dans le sable et y demeura immobile, pendant que la poupe se brisait sous l'effort de la mer. Les gardiens des condamnés, d'après la sévérité de la loi romaine, étaient responsables en cas d'évasion. Les soldats eurent un instant le dessein de mettre à mort les prisonniers, afin que nul, même bon nageur, ne parvînt à leur échapper. Le centurion, qui voulait sauver saint Paul, s'opposa à ce barbare dessein : il donna l'ordre aux soldats qui savaient nager de se mettre les premiers à la mer ; les autres se sauvèrent, qui sur des épaves, qui aidés et soutenus les uns par les autres. Tous abordèrent sains et saufs.

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