DEUXIÈME PARTIE
Les premières paroles du chapitre nous avertissent que nous entrons dans la deuxième partie de l'épître, pratique sans doute, mais aussi fondée sur l'enseignement doctrinal qui a précédé. C'est le système entier de la morale chrétienne, conçue non» comme une physique des mœurs, ni comme une morale indépendante, mais au contraire comme subordonnée au dogme, comme dépendante de la vérité surnaturelle, comme impliquée dans l'être nouveau que nous avons reçu de Dieu. Il est normal d'agir selon sa nature, un homme comme un homme, un chrétien et fils de Dieu comme un fils de Dieu. La doctrine pratique n'est ici que le corollaire du dogme lui-même : l'Apôtre rappellera aux chrétiens leurs devoirs communs, IV-V, 21 ; puis les devoirs spéciaux à l'une ou l'autre portion de la communauté : les époux, les enfants, les parents, les esclaves, les maîtres, V, 22-VI, 9.