‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 507 sur 663 · CONSTANCE DANS LA FIDÉLITÉ · texte numérisé non relu

CONSTANCE DANS LA FIDÉLITÉ

audientes exacerbaverunt : sed non universi qui profecti sunt ex Aegypto per Moysen. i7 Quibus autem infensus est quadraginta annis ? Nonne illis, qui peccaverunt, quorum cadavera prostrata sunt in deserto ? i» Quibus autem juravit non introire in requiem ipsius, nisi illis, qui increduli fuerunt ? 19 Et videmus, quia non potuerunt introire propter incredulitatem.

Sans doute, nous sommes devenus participants du Christ et en communion vitale avec lui ; néanmoins ce bénéfice de la Rédemption ne continue à nous appartenir que si nous ne cessons de le faire nôtre par un généreux et continuel effort. Or, c'est par la foi que cette Rédemption est devenue nôtre, par la foi qui nous montre Notre-Seigneur Jésus-Christ le Fils de Dieu, nous fait entrer en lui par le baptême, nous fait vivre en lui par l'adoption de sa pensée. C'est en effet par la foi que le Seigneur s'établit premièrement en nous, c'est la foi qui est le principe, la cause, la racine, le fondement de sa vie en nous, l'acte de sa prise de possession. Encore faut-il que cette foi, qui est en nous le commencement de sa vie, la base première de son établissement en nous, nous la gardions stable, ferme, inviolée dans nos cœurs, et ce, jusqu'à la fin. L'indispensable nécessité de cette; persévérance est appuyée par l'Apôtre sur la citation qu'il vient de faire : il ne suffit pas en effet d'avoir une fois entendu la parole de Dieu pour se croire en sécurité, et ensuite vivre à l'aventure. Relire le commencement du chapitre X de la première épître aux Corinthiens, 1-13.

Deux brèves remarques sur la lecture du texte: rattacher le commencement du v. 15, Dum dicitur, h w /JyssOa'. à la fin du v. 14, comme s'il y avait : Si nous sommes fidèles à écouter la parole de Dieu lorsqu'il nous dit. . . ; puis, donner au V. 16, comme à 17 et 18, le sens interrogatif.

Dieu a parlé à nos pères : ce leur fut un honneur. Il est vrai ; pourtant ce ne sont pas nos privilèges, mais nos vertus qui ont le pouvoir de nous sauver. Aussi le Seigneur a-t-il

fait un discernement, même après sa parole et sa promesse. Qui sont en effet ceux qui, après avoir entendu sa parole, ont néanmoins provoqué sa colère ? Tous, sauf Caleb et Josué ; Moïse lui-même que n'a pas épargné complètement cette malédiction, et tous ceux qui, avec lui, avaient déjà échappé à la cajDtivité de l'Egypte. Qui sont ceux qui l'ont provoqué et contre qui, durant quarante ans, s'est exercée la colère de Dieu ? Ces mêmes coupables et ces murmurateurs qui ont semé le désert de leurs ossements. Et qui sont ceux qui ont provoqué la dure sentence qui les exclut à jamais du repos qu'il leur avait préparé ? Ne sont-ce pas ces mêmes murmurateurs, ces mêmes désobéissants ? Enfin, quel est le motif qui les a fait exclure ? Leur infidélité et leur défiance. Du moins que cette expérience nous serve, et que les Juifs d'aujourd'hui ne retombent pas dans l'erreur de leurs pères. Il ne nous suffira ni d'avoir commencé, ni même d'avoir longtemps été guidés par lui, si à une heure notre âme se dérobe, et si notre foi vient à défaillir.

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