‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 560 sur 663 · DANGERS DE L'APOSTASIE · texte numérisé non relu

DANGERS DE L'APOSTASIE

26 Voluntarie enim peccantibus nobis post acceptam notitiam veritatis, jam non relinquitur pro peccatis hosiia, 27 terribilis aufem quaedam expectatio judlcii, et ignis aemulatio, quae consumptura est adversarios. ^^Irritam guis faciens legem Moysi, sine alla miseratione duobus vel tribus testibus moritiir : 29 quanto magis putatis détériora mereri supplicia qui filium Dei conculcaverit, et sangainem testamenti pollu- (iim duxerit, in quo sanctificatus est, et spiritui gratiae contumeliam fecerit ? so Scimus enim qui dixit : Mihi vindicta^ et ego rétribuant. Et iterum : Quia judicabit Dominas populum suum. si Horrendum est incidere in manus Dei viventis.

Après les privilèges, après les devoirs, le châtiment qui menace l'apostasie. Le Jour dont il vient d'être parlé est un jour de discernement : le Seigneur a mis ses fidèles en garde contre les chances redoutables de ce jour (Matth., XXIV, 15 et suivants). L'Apôtre rappelle aux chrétiens que l'apostasie ne leur laisse aucune ressource.C'est la pensée que nous avons trouvée déjà au commencement du chapitre II. Avoir reçu la connaissance supérieure de la vérité chrétienne, de cette substance assurée de religion, dont le mosaïsme n'était que l'ombre ; puis, volontairement se détourner de cette vérité, c'est rejeter le sacrifice du Christ, c'est renoncer à la seule victime qui efface nos péchés, c'est se priver désormais de toute ressource auprès de Dieu : c'est tourner résolument le dos à l'unique moyen de salut. Que reste-t-il à espérer ? Rien. Que reste-t-il à attendre ? Nulle autre perspective que le jugement de Dieu, et l'ardeur du feu qui consume ses ennemis.

Et l'Apôtre nous redit par cette sévérité de Dieu, la doctrine du chapitre II, 2, 3. Un juif a violé la loi de Moïse : il n'y a point pour lui de merci. Sur la déposition de deux

OU trois témoins, il mourra. C'est la loi même qui le frappe, le peuple n'a pas le droit d'avoir pitié. Quel sera donc le châtiment de l'apostat ? Il a méprisé le Fils de Dieu, et l'a foulé aux pieds : il a traité et regardé comme impur le sang de l'alliance, le sang dans lequel il avait été lavé de ses fautes ; il a jeté l'injure à l'esprit de la grâce et de la bonté. De qui pourra- t-il se réclamer au jugement de Dieu ? Nous ne pouvons ignorer celui qui s'est réservé la justice, et qui rendra à chacun selon ses œuvres. Chacun devra comparaître devant lui. Les citations ou adaptations des paroles de l'Ecriture, empruntées au Deutéronome, se terminent par le solennel avertissement : C'est chose redoutable de tomber dans les mains du Dieu vivant.

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