LA FOI DES ANCÊTRES
30 Fide mûri Jéricho corruerunt, circuitu dierum septem.- 2î Fide Rahab meretrix non periit cum incredulis, excipiens exploratores cum pace. 32 Et quid adhuc dicam ? Deficiet enim me tempus enarrantem de Gedeon, Barac, Samson, Jephtc, David, Samuel, et prophetis : 33 qui per fidem vicerunt régna, opérait sunt justitiam, adepti sunt repromissiones, obturaverunt ora leonum, 34 extinxèrunt impetum ignis, cffugerunt aciem gladii, convaluerunt de infirmitate, fortes facti sunt in bello, castra verterunt exterorum : 35 acceperunt mulieres-
de resurredione mortuos suos : alii autem distenti sutit non suscipisntes redemptionem, ut meliorem invenirent resurrectionem. ^^ Alii vero ludibria, et verbera experti, insuper et vincula, et carceres : 37 lapidati sunt, secti sunt, tentatî sunt, in occisione gladii mortui sunt, circuierunt in melotis, in pellibus caprinis, egentes, angustiati, afflicti : 38 quibus dignus non erat mundus : in solitudinibus errantes, in montibus, et speluncis, et in cavernis terrae. 39 Et hi omnes testimonio fidei probati, non acceperunt repromissionem, 4o Oeo pro nobis melius aliquid providente, ut non sine nobis consummarentur.
Un autre exemple de la foi du peuple entier : les murailles de Jéricho s'écroulant le septième jour, et au seul bruit des trompettes. Beaucoup auraient pu dire : Quel peut être le résultat de cette ronde ou procession accomplie pendant sept jours autour de la ville ? Un bon siège et des catapultes feraient bien plus d'effet. La foi est décrite avec les traits de la toute-puissance, c'est elle qui ébranle et renverse les remparts. Cette même foi se répand sur des étrangers et des pécheurs, qu'elle soustrait à la ruine, et qu'elle incorpore au peuple de Dieu. L'énumération se terminera sur cet exemple, si apte à montrer l'énergie de la foi. Seule dans la ville de Jéricho, Rahab, la pécheresse, a entendu, elle a accueilli la voix de Dieu, donné l'hospitalité aux fils d'Israël, et mérité de ne pas périr avec les Chananéens (Jos., II, 9).
Désormais l'Apôtre se trouve en face d'une telle profusion d'exemples, qu'il cesse d'entrer dans le détail et se borne à un raccourci rapide. Il faudrait citer toute l'Ecriture, . et y dépenser trop de temps : Gédéon, Barac, Samson, Jephté, toute l'histoire des Juges et de leurs victoires ; puis passer en revue l'époque des rois et des prophètes. Au lieu de relever des exemples individuels, l'Apôtre, débordé par sa richesse, ne voit plus l'histoire de son peuple que résumée dans un acte de foi qui, sous les Juges et les Rois, établit le peuple de Dieu dans sa terre, triomphe des royaumes ennemis, Madia-