‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 629 sur 663 · LES PRÊTRES · texte numérisé non relu

LES PRÊTRES

17^ Qui bene praesunt presbyteri, duplici honore digni habeantur : maxime qui laborant in verbo et dodrina. is Dicit enim Scriptura : Non alligabis os bovi trituranti. Et : Dignus est operarius mercede sua. i9 Adversus presbyterum accusationem noli recipere, nisi sub duobus aut tribus testibus. 20 Peccantes coram omnibus argue : ut et ceteri timorem ha-, béant. 21 Testor coram Deo et Christo Jesu, et electis angelis, ut haec custodias sine praejudicio, nihil faciens in alteram partem declinando. ^^ Manus cito nemini imposueris, neque communicaveris peccatis alienis. Teipsum castum custodi. ^^ Noli adhuc aquam bibere, sed modico vino utere propter stomachum tuum, et fréquentes tuas infirmitates,. 24 Quorumdam hominum peccata manifesta sunt, praecedentia ad judicium : quosdam autem et subsequuntur. 25 Similiter et facta bona manifesta sunt : et quae aliter se habent, abscondi non possunt.

L'Apôtre poursuit, dans son dessein de fixer l'organisation intérieure de la société chrétienne ; et, après les veuves, voici les prêtres dont le chapitre III n'a prévu que la seule élection.

La situation de Timothée est quasi épiscopale. Quelle devra être sa conduite à l'égard des prêtres qui travaillent dans le ressort de son autorité ? Ceux d'entre eux qui remplissent leur office avec soin et distinction, ceux-là surtout qui dépensent leurs forces au service de la communauté chrétienne, seront traités avec un surcroît d'honneur. Qu'est-ce à dire ? Alors même que le terme grec de npetj^ùzBooi demeure étymologiquement ambigu, il ne saurait être douteux qu'il s'agit non de vieillards quelconques, non d'anciens, mais des prêtres comme nous disons maintenant. Des fonctions leui sont dévolues : Tûpoeo-rÛTSi;, çLii praesunt, qui laborant in verbe et doctrîna. Il y a des distinctions hiérarchiques dans l'EglisC; . el, si les âmes sont égales devant Dieu, ou mieux, si Diei seul voit leurs mérites, tous ne sont pas au même rang d'autorité. Ces prêtres se dépensent dans l'office de la prédication de l'enseignement plus large donné à la communauté, verbo et aussi de l'enseignement plus humble des catéchumènes, deî ignorants : le catéchisme, et doctrina.

Mais que signifie ce surcroît, cet honneur double décerne aux prêtres actifs et industrieux ? Il n'est aucun doute qu'i s'agit ici d'un avantage matériel réclamé pour eux dans \c répartition des biens ecclésiastiques. Depuis un quart de siècle la nécessité, la réflexion, l'expérience ont amené la communauté chrétienne à une conception économique moins naïve que celle dessinée au livre des Actes (IV, 32-37). Nous voyonî se constituer la mense épiscopale : on y puisait de quoi secourir les pauvres et les veuves. Les prêtres, à qui leur office ecclésiastique ne laissait pas le loisir de gagner leur pain pai le travail de leurs mains, étaient, eux aussi, à la charge de l'Eglise. La vie matérielle a ses exigences, pesant égalemen sur tous. En Orient, l'exercice d'un art manuel se conciliai avec une culture intellectuelle très haute ; et malgré son édu-

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