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ORGANISATION DE LA HIÉRARCHIE

lip., I, 1 ; I Tim., III, 1 ; Act., XX, 17, 28) : les communautés sont gouvernées par l'évêque, et par les prêtres qui partagent sa sollicitude : réunis, ils forment le presbyterium (S. Clément, Epist., XLII. Cf. Sum. Theol, 2" 2", q. CLXXXIV, art. 6 ad 1).

On le voit, ce qui manquait à ces jeunes chrétientés, c'était ce que nous pourrions appeler le cadre, l'ossature, la hiérarchie. Un christianisme sporadique ne saurait se soutenir longtemps. Par ailleurs, on ne pouvait songer à investir étourdiment de pouvoirs spirituels un sacerdoce improvisé. Les chapitres III et V de la Première à Timothée nous ont montré l'indispensable nécessité d'une sélection, d'une préparation attentive là où des ordinations imprudentes ou prématurées eussent exposé les âmes à d'affreux périls. Peut-être même la vigilance apostolique devait-elle s'exercer en l'île de Crète plus qu'à Ephèse. Mais enfin, les conditions sont les mêmes et l'Apôtre ne peut que reproduire, et souvent dans les mêmes termes, ce que nous avons lu dans la première épître à Timothée (ÏII, 1-7).

Le regard de l'Apôtre se porte tout d'abord sur la famille de l'évêque : il doit être sans reproche, n'avoir eu qu'une seule épouse, et ses enfants, chrétiens eux-mêmes, seront soumis et de conduite honorable. L'enquête se poursuit sur la personne même de l'évêque : il est le dispensateur des mystères de Dieu, son ministère ne doit pas être déconsidéré : Dieu et les âmes y ont trop d'intérêt. « Sans reproche » serait vague, mais voici des précisions qui embrassent toute la vie. Elles ont une forme négative en premier lieu : le candidat ne sera ni orgueilleux, ni violent, ni adonné au vin, ni batailleur, ni avide : il rebuterait les âmes fidèles. Puis les exigences deviennent positives et réclament les vertus : il sera hospitalier, bienveillant, mesuré, juste, digne, maître de lui. Surtout, il sera attaché à la doctrine de la foi et à l'enseignement apostolique. Car la vérit.'î vient de Dieu par les Apôtres traditionnellement, et non de l'instinct religieux des foules. Ce sera donc à la condition de cet attache-

ment à la vérité traditionnelle que l'évêque, que le prêtre donneront au peuple chrétien une doctrine saine et sanctifiante^ parleront aux fidèles avec fruit, et réfuteront les doctrines adverses. La mesure de notre attachement au Credo est la mesure même de la fermeté et de la vigueur de notre doctrine. Nous avons pu remarquer par l'exemple de l'Apôtre lui-même, qu'être attentif à la doctrine surnaturelle, en avoir étudié et scruté les principes et s'y tenir fermement, est le vrai procédé, la seule habileté efficace pour enseigner sûrement et déjouer les sophismes de l'ennemi.

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