‹ Les Epitres de Saint Paul replaceés dans le milieu historique des Actes des Apot̂resChapitre 81 sur 663 · ENSEIGNEMENT ET RECOMMANDATIONS · texte numérisé non relu

ENSEIGNEMENT ET RECOMMANDATIONS

1 De temporibus autem et momentis, fratres, non indigetis ut scribamus vobis. 2 Ipsi enim diligenter scitis quia aies Domini sicut fur in nocfe, ita veniet. 3 Cum enim dixerint pax et securitas : tune repentinus eis superveniet interitus sicut dolor in utero habenti, et non effugient. 4 Vos autem, fratres, non estis in tenebris, ut vos dies illa tamquam fur comprehendat : 5 omnes enim vos filii lucis estis et filii diei : non sumus noctis, neque tenebrarum. 6 Igitur non dormiamus sicut et ceteri, sed vigilemus, et sobrii simus. 7 Qui enim dormiunt, nocte dormiunt : et qui ebrii sunt, nocte ebrii sunt. ^ Nos autem, qui diei sumus, sobrii simus, induti loricam fidei, et charitatis, et galeam spem salutis : 9 quoniam non posait nos Deus in iram, sed in acquisitionem salutis per Dominum nostrum Jesum Christum, lo qui mortuus est pro nobis : ut sive vigilemus, sive dormiamus, simul cum illo vivamus. n Propter quod consolamini invicem, et aedificate alterutrum, sicut et facitis.

Restait la seconde question proposée par les fidèles de Thessalonique : Quand aura lieu l'avènement du Seigneur ?

Il est trop naturel pour les chrétiens d'avoir l'esprit tendu vers les événements de l'avenir. On leur a dit : Et vos similes hominibus expectantibus dominum suum quando rêvertatur a nuptiis, et leur espérance même oriente toute la vie vers Celui qui avant l'Incarnation, et aujourd'hui encore, est l'éternel désiré. Dès lors s'éveille en eux un mouvement de curiosité intense : A quelle date précise s'ouvriront les portes d'or de l'éternité ? Déjà aux derniers jours de sa vie mortelle, sur la montagne des oliviers, les apôtres prenaient le Seigneur en grand secret pour lui demander : Dites-nous quand arriveront ces choses ? Quel sera l'indice de votre avènement, et le signe que le monde va finir ?

Les Thessaloniciens n'ont pas échappé à la préoccupation commune : ils voudraient, eux- aussi, être renseignés sur les temps, c'est-à-dire sur la durée qui s'écoulera encore, sur les indices et les circonstances auxquels on pourra reconnaître que l'avènement est proche. L'Apôtre, qui a puisé à la doctrine du Seigneur, répond comme lui : Ce ne sont pas là des questions qu'il soit utile de traiter avec vous, et toute recherche curieuse sur ce point est superflue. On vous a dit le nécessaire. Et vous savez fort bien que le jour du Seigneur viendra comme un voleur, durant la nuit, sans avertir. Il en sera aux derniers jours du monde comme à l'époque du déluge où les fils du siècle vaquaient sans souci à toutes leurs œuvres : le déluge inattendu se déchaîna soudain et les emporta tous. En effet, c'est à l'heure où les mondains se diront : la paix règne et la sécurité, que la mort fondra soudain sur eux comme les douleurs de l'enfantement : ils n'échapperont pas. — On voit bien que la pensée de l'Apôtre est de ramener à une préoccupation utile et au souci de la fin de chacun une curiosité qui s'égarait dans les choses de l'avenir. Aussi bien, il y a, à la fin de chacune de nos vies, un avènement réel du Seigneur pour chacun de nous ; et le Seigneur nous assure qu'il viendra la nuit, comme un voleur.

Mais les vrais fidèles ne vivent pas dans les ténèbres et dans la nuit : leur vigilance est continuelle, leur âme toujours

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