‹ Les épopées françaises (volume 2)Chapitre 158 sur 217 · I A CHAI*. VII · texte numérisé non relu

I A CHAI*. VII

dessin qui séduit tous les hommes, et particulière- -

ment le peuple. Du reste, on ne s’est pas mis en illustrations ; grands frais. O naïveté de ces dessins rustiques ! O candeur des bonnes âmes qui les admiraient ! Il faut voir ces chevaliers terribles vissés sur leurs longs chevaux avec la lourdeur des costumes du temps de Charles VIII et de Louis XII. Il y a vingt ou trente illustrations par volume, mais on ne se gêne pas pour reproduire quatre ou cinq fois la même dans le même tome, et fort souvent il arrive que ces dessins n’ont aucun rapport avec le texte h On fait servir tous ses vieux bois. C’est ce qui se fait encore, hélas! dans les livres illustrés de nos jours, et l’antique cynisme est encore dépassé.

Et maintenant, laissons-les, ces incunables gothiques Physionomie

de

que nous avons essayé de photographier dans leS pageS nos romans

A J 1 ° 1 1 c quand ils ne sont

qui précèdent, laissons-les, après avoir contemplé une i)lus imP^més

a 1 7 7 A 1 en caractères

dernière fois leur écriture anguleuse et raide, tantôt gothiques, calquée sur celle du xiiic, tantôt sur celle du xvc siècle, et leurs titres bigarrés, et leurs dessins précieusement grossiers. La Renaissance, d’ailleurs, ne pouvait pas tolérer plus longtemps ces vestiges d’un autre âge : elle imposa à nos romans une autre forme typographique.

De là une seconde classe, un second type de romans imprimés. L’écriture gothique a été décidément chassée de tout le texte, des rubriques, du titre. Tout est romain. Le titre, en belles capitales de style presque elzévirien, est en forme de pyramide renversée. Les dessins sont encadrés dans une ornementation de la Renaissance : cariatides, acanthes, chimères. Gérard d\ Euphrate, publié en 1549, est le type le plus parfait

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