A. VERSION PRIMITIVE
2274 Delecluze (E. -J.). Roland et la Chevalerie. — Paris, 1845, in-8°, t. I, pp. i-viii et 9-147 (d’après le texte publié par F. Michel).
2275 Génin (Francis). La Chanson de Roland, poème de Theroulde, accompagné d’une traduction , etc. — Paris, 1850, in-8°.
La traduction, qui est en prose suivie, est placée au bas du texte (pp. 1-334).
Génin a donné une autre édition de sa traduction, sans le texte : Roncevaux, traduit du poème en vers de dix syllabes comjwsé vers le milieu du xi« siècle par Théroulde. Paris, 1852, in-8°. C’est le tirage à part de deux articles de la Revue de Paris (1852, mai- juin, pp. 5-36, 49-104).
2276 Vitet (L.). La Chanson de Roland.
Revue des Beux-Mondes, t. XIV, 1852,
pp. 829-851.
Traduction en prose très abrégée; ou analyse très étendue.
2277 Jônain (P.). Roland, poème héroïque de Théroulde, trouvère du xie siècle, traduction en vers français, par P. Jônain, sur le texte et la version en prose de F. Génin. — Paris, 1861, in-12.
La traduction est en vers décasyllabiques rimés (rimes croisées). — Jônain n’a pas fait entrer dans sa traduction l’épisode de Baligant.
2278 Avril (Adolphe d’). La Chanson de Roland, traduction nouvelle avec une introduction et des notes. — Paris, 1865, in-8°.
Traduction en décasyllabes « blancs ». — L’épisode de Baligant u’est pas traduit. — La traduction de M. d’Avril a été réimprimée plusieurs fois, et tout d’abord, en 1867, par la Société de Saint-Michel, en un volume populaire in-12. — Puis, elle a ôté introduite dans la
ROLAND
Collection des Classiques pour tous, publiée par la Société bibliographique (3e éd., 1877, in-18 ; 4» éd., 1880, in-18, etc.).
2279 Saint-Albin (Alexandre de). La Chanson de Roland, poème de Théroulde, suivi de la Chronique de Turpin. — Paris, 1865, in-18.
Traduction en prose suivie.
2280 Lehugeur (Alfred). La Chanson de Roland, poème français du moyen âge, traduit en vers modernes. — Paris, 1870,
in-18.
Une 2e édition a paru en 1880 et une 3° en 1882. Le vers employé est l’alexandrin à rimes plates.
2281 Gautier (Léon). L,a Chanson de Roland, texte critique accompagné d’une traduction nouvelle. — Tours, 1872, 2 vol. in-8°.
Cette même traduction (en prose, vers par vers) se trouve dans toutes les éditions du Roland de L. G. (voy. plus haut), sauf deux, les 2° et 3e, qui ne renferment que le texte. — Dès la 7° édition, L. G. avait publié, dans les éditions classiques de son Roland, un Essai de traduction interlinéaire (pp. 633-640 de la 7“ édition, etc.).
2282 Petit de Julleville (L.). La
Chanson de Rolland, traduction nouvelle rythmée et assonancée avec une Introduction et des notes. — Paris, 1878, in-8°.
Traduction en décasyllabes qui sont en effet assonancés comme ceux du xi« siècle.
2283 Feuilleret (H.). La Chanson de Roland, traduction nouvelle, revue et annotée. — Limoges, 1879, in-8o.
Il y a une seconde édition sous ce titre : La Chanson de Roland, traduction réduite et annotée pour la jeunesse, Limoges, 1882, in-8°.
2284 Chaillot (Amédée). La Chanson de Roland, traduction française.— Limoges, 1880, in-8°.
2285 Rœhricll (Edouard). La Chanson de Roland, traduction nouvelle à l’usage des écoles, précédée d’une Introduction sur l’importance de la Chanson de Roland pour l’ éducation de la jeunesse et suivie de notes explicatives. — Paris, 1885, in-18.
2280 Jubert (Amédée). La Chanson de Roland, traduite en vers. — Paris, 1886, in-18.
2287 Clédat (François). La Chanson
de Roland, traduction archaïque et rythmée accompagnée de notes explicatives. — Paris, 1887, in-8°.
Une traduction sans nom d’auteur et sans date a paru chez les éditeurs Marpon et Flammarion (in-18), et une autre, très abrégée, chez l’éditeur H. Gautier (Bibliothèque à 10 centimes), etc. Dans son petit volume intitulé Récits extraits des poètes et prosateurs du moyen âge (Paris, 1896, in-18), M. Gaston Paris a traduit quelques fragments du Roland.
Dans l’édition de notre poème qu’il a publiée en 1869 {La Chanson de Roland et le Roman de Roncevaux des xne et xme siècles), M. Francisque Michel donne en marge, comme nous l’avons dit, l’interprétation de tous les mots qui offrent quelque difficulté. Il a appliqué le même système au Roncevaux. C’est une sorte de traduction, mais qui semble avoir de notables inconvénients.
En résumé, parmi les traductions que nous venons d’énumérer, cinq sont en vers : celles de Jônain (décasyllabes rimés, rimes croisées) ; de Lehugeur (alexandrins à rimes plates) ; du baron d’Avril (décasyllabes blancs); de Petit de Julleville (décasyllabes assonancés) et de Jubert.
Les autres sont en prose. Génin s’est étudié, dans la sienne, à imiter le français du xvi° siècle; la traduction de L. Gautier est « vers pour vers » ; celle de F. Clédat est archaïque et « rythmée ».
C’est ici qu’il convient enfin de signaler la traduction en latin étymologique d’un épisode considérable de Roland qu’a publiée M. Armand Gasté, à l’usage des candidats à la licence. {La mort de Roland, vers 3164-2396; traduction en latin étymologique ; remarques philologiques, grammaticales et littéraires, Paris, 1887, in-8°.)