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XX. Le Style

2426 Génin (F.). La Chanson de Roland. — Paris, 1850, in-8°, pp. vi-xv.

« Désormais on ne reprochera plus k la littérature française de manquer d’une épopée : voilà le Roland de Theroulde... Deux passions remplissent le poème : la valeur et l’amour de la patrie. Nulle part ailleurs on ne retrouve cette tendresse émue, ce dévouement sans bornes pour la terre de France. Ce fait suffit à échauffer l’œuvre d’un bout à l’autre. »

2427 Paris (Paulin). Histoire littéraire de la France, t. XXII, Paris, 1852, in-4<>, pp. 735, etc.

« On reconnaîtra que le style du Roland est simple, grave, imposant, d’une chaleur pénétrante... Le vers se forme de lui-même sans recherche, sans travail, sans ôter au langage ordinaire rien de sa libre allure... L’auteur ne tombe jamais dans les lieux communs... »

2428 Souvestre (Émile). Causeries historiques et littéraires , 3e série. — Paris, 1861, in-12°, pp. 206-224.

« Chapitre vi : Le Chant de Roland;— époque de sa composition; — analyse et citations ;— toutes les conditions de l’épopée s’y trouvent remplies; — ce qui le fait différer des Niebelungen; — pourquoi le Chant de Roland n’est pas resté un monument poétique populaire comme l 'Iliade, en Grèce, ou la Jérusalem délivrée’ en Italie? »

2429 Gautier (Léon). Les Épopées françaises , lre édition. — Paris, 1885, in-8°, t. I.*

Le volume se termine par ces mots : <, La Chanson de Roland vaut l 'Iliade, » qui ont été expliqués et atténués à la page xv du second volume, etc. — Cf. ce second volume (Paris, 1867, in-8°) aux pp. 405 et 406, et le t. III de la seconde édition (Paris, 1880, in-8°), aux pp. 561, 562. — Voy. aussi, du même auteur, Le Style des chansons de geste, dans la Revue du monde catholique des 10 et 25 mars 1870.

2430 D’Avril (Adolphe). La Chanson de Roland , lre édit. — Paris, 1865, in-8°.

pp. CV-CVIH.

“ L’émotion va toujours croissant, et notre épopée atteint les dernières limites du pathétique sans être tombée une seule fois dans l’exagération... Devant ces admirables scènes, dit M. Vitet, un seul mot vient à l’esprit, le mot sublime » (p. lvii).

Cf. les autres éditions du baron d’Avril ; celle de 1877, à la p. 14, etc.

2431 Gautier (Léon). La Chanson de Roland, lr6 édition. — Paris, 1872, in-8°.

Voy. dans l' Introduction « Un chapitre d'esthétique. I,abeauté du Roland » (pp. lxxi-lxxviii).

Cf. dans la 4« édition, le chapitre intitulé

Le Style (pp. xxvm e.t suiv.); dans la 1», le même chapitre (pp. xxvi et ss.), etc.

2432 Aubertin (Charles). Histoire de la langue et de la littérature françaises au moyen âge, d’après les travaux les plus récents. — Paris, in-8°, t. 1, 1876, pp. 172- 189, et t. II, 1883, pp. 276-292.

2433 Nyrop (Kristoffer).Zten oldfranske Heltedigtning. — Copenhague, 1883, in-8°, p. 336.

Cf. la traduction italienne, Turin, 1886, in-8°, p. 322 : « La Chanson de Roland ha le sue belleze et l'Iliade le sue, e si possono gustare ambedue i poemi senza che sia necessario paragonare i loro prezi estetici. Si resta entusiasmati nel leggerli e l’animo si diletta di essj corne di due più splendidi e imponenti prodotti délia primitiva poesia popolare. «

2434 Merlet (Gustave). Études littéraires sur les classiques français des classes supérieures. — Paris, 1883, in-8», pp. 12-33.

2435 Clédat (L.). La Chanson de Roland. — Paris, 1886, in-8°, pp. ix-xi.

« L’introduction de la Chanson de Roland dans l’enseignement secondaire était justifiée non seulement par le grand mérite littéraire de ce vieux poème, mais encore par sa haute valeur morale. Du premier au dernier vers il respire un ardent amour de « douce France », un profond sentiment de l’honneur et du devoir. En le lisant, les jeunes générations apprendront à servir leur pays sans défaillance, à « mieux aimer mourir que laisser honnir la France »

(p. XII).

2436 Talbot (E.). Extraits de la Chanson de Roland, etc. — Paris, s. d. (1886), in-18, pp. 14-20.

2437 Paris (Gaston). Extraits de la Chanson de Roland. — Paris, 3° édit. 1891, 4° édit. 1893, pp. xxvi-xxx.

« La Chanson de Roland se dresse à l’entrée de la voie sacrée où s’alignent depuis huit siècles les monuments de notre littérature, comme une arche haute et massive, étroite si l’on veut, mais grandiose et sous laquelle nous ne pouvons passer sans admiration, sans respect et sans fierté •> (p. xxx). Cf. La littérature française au moyen âge, 1890, pp. 60 etss.

Cf. les ouvrages suivants dont on trouvera l’énumération plus détaillée dans la Bibliographie de Seelmann(pp. 52-54) et dans le livre, déjà cité, de Vernhagen (pp. 87-88).

2438 Weddigen (Otto). Études sur

la composition de la Chanson de Roland , — Schwerin, 1874, in-8o.

2439 Graevell (Paul). Die Characteristik der Personen im Rolandslied. — Marbourg, 1880, in-8°. Voy. le n° 2466.

2440 Ziller (Fritz). Der epische Stil des altfranzôsischen Rolandslied.

« Programm des Real-Gymnasiums in Magdeburg. » — Magdebourg, 1883, in-4“.

2441 Groth (Ernst Johannes). Vergleich swischen cler Rhetorik im altfranzôsischen Rolandslied und in Karls Pilgerfahrt.

Archiv für das Studium der neueren Sprache, LXIX, 1883, pp. 391-418.

2442 Ritschel (A.) ? Remarques sur les épithètes dans la Chanson de Roland.

« Programm der Realschule zu Elbogen »,

2443 Drees (Heinrich). Der Gebrauch der Epitheta ornantia im altfranzôsischen Rolandslied (Oxforder Text). — Munster, 1883, in-8°.

2444 Zutavern (Karl). Ueber die altfranzôsische epische Sprache. — Heidelberg, 1885, I. in-8°.

D’après La Chanson de Roland, Gormont et Isembard et le Voyage de Charlemagne.

2445 Kunze (Albert), Das formelhafte in Girart de Viane verglichen mit dem formelhaften im Rolandsliede. — Halle, 1885, in-8°.

2446 Lemberg (Dietr.). Die verbalen Synonyma im Oxfordo.r Texte des altfranzôsischen Rolandsliedes. — Leipzig, 1888, in-8o.

2447 Vieluf (Gustav). Zum franzôsischen Rolandsliedes Kumposition und Stil. — Hirschberg, 1889, in-8°.

2448 Vising (Johan). Les débuts du style français.

« Fait partie du recueil de Mémoires philologiques présentés à Gaston Paris par ses élèves suédois. » — Stockholm, 1889, in-4°, pp. 189-195.

Cf. Gaston Paris, Romania, XIX, 1890, pp.129- 130. '

« La Chanson de Roland a été souvent l’objet

ROLAND

d'une comparaison avec les autres épopées. Nous ne pouvons qu’indiquer ici deux ou trois de ces essais de littérature comparée. Cf. les livres cités plus haut où l’on rapproche si fréquemment le Roland dé l 'Iliade (n»s 45g, 456, 487), etc., etc.

2449 Schlegel (Friedr.). Geschichte der alten und neuen Literatur , édition de YAthenæum de Berlin, I, pp. 203-205.

Belle page sur l’ancienne chanson de Roland (que Schlegel cherche à reconstituer) et sur l’oeuvre de l’Arioste comparée à la légende carolingienne.

2450 Paris (Gaston). La Chanson de Roland et les Niebelungen.

Revue germanique et française, t. XXV, Paris, 18fi3,in-8°, pp. 292-302.

« C’est l’âme de la France féodale telle qu’elle existait au xie siècle, qui vivifie et inspire la Chanson de Roland » (p. 294).

« Les Niebelungen sont un poème humain, la Chanson de Roland, un poème national »

2451 Monge (Léon de). Études morales et littéraires. Epopées et romans chevaleresques : I. Les Niebelungen, la Chanson du Roland, le poème de Cid. — Paris, 1887, in-80.

* Roland a, depuis «l’année terrible», inspiré plus d’un poète national. Deux œuvres — une épopée, un drame, — ont ici surpassé toutes les autres : la Légende des Paladins, d’Autran, et la Fille de Roland, de M. de Bornier. Il nous paraît superflu, sans remonter au Roland à Roncevaux, de Mermet (1863), de mentionner ici une foule d’œuvres lyriques ou théâtrales qui ont eu Roland pour héros.

C’est seulement à titre de curiosité que nous reproduisons un programme du Chat Noir : « Théâtre du Chat Noir. Programme in-4° de « 6 folios non numérotés (de l’imprimerie de « Charles Blot, rue Bleue, Paris s. d. (1891) : « Roland, oratorio en 3 tableaux, poésie de « Georges d’Esparbès, musique de Charles de « Sivry... Décors de Henry Rivière; découpait ges de M. Barat. »

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