PRÉFACE
essayé cependant de la tenir au courant, et avons mentionné, en leur lieu, les publications les plus importantes qui ont paru depuis six ou sept ans.
Plusieurs nous ont aidé à porter le poids d'une œuvre un peu lourde pour de vieilles épaules. Nous avons dit ailleurs tout ce que nous devions à M. Léon Le Grand qui a été pour nous un si intelligent et si dévoué collaborateur. Nous ne saurions oublier notre confrère et ami, M. Gerbaux, qui ira épargné, pour son ancien maître , ni son temps, ni sa peine. Notre reconnaissance s’étend à ces vingt érudits de France et d'Allemagne, cT Angleterre et d'Italie, de Copenhague et d’Upsal, qui ont naguères consenti à revoir les épreuves de notre Bibliographie générale et nous ont communiqué une foule d’additions toujours précieuses, et souvent indispensables. Nous leur envoyons d’ici, sans les nommer (ils se reconnaîtront bien), l'expression d'une vive et profonde reconnaissance. Une première fois déjà, quand nous avons publié notre Histoire de la Poésie liturgique, nous avons eu recours aux érudits d'outre Manche et d’outre Rhin, et nous ne pouvons que répéter ici les remerciements émus que nous leur adressions en 1886 : « Il est « doux de penser, disions-nous, qu’il existe une confraternité véritable « entre les savants de tous les pays. Quand l’un d’eux (si humble qu’il « soit) réclame un service des autres, toutes les mains se tendent vers « lui, et c’est à qui montrera, pour lui venir en aide, le plus de cor- « dicdité et d'empressement. » Nous nous estimons heureux d’en avoir fait deux fois l’expérience.
Le voilà donc achevé, notre dernier travail sur cette Épopée française que nous avons tant aimée. Il y a quarante et un ans, presque à pareil jour, nous transcrivions à Venise une partie de cette Entrée en Espagne sur laquelle nous attirions alors l'attention des romanistes. Quelques années plus tard, au mois de juin 1863, nous mettions la main au premier volume de ce long ouvrage sur les Chansons de geste dont cette Bibliographie est le complément. Ces temps sont loin, et ce n’est pas sans quelque tristesse et mélancolie que nous disons adieu à clés études, qui ont rempli et charmé tant d'années de notre vie. Peut-être avons-nous fait mieux connaître et aimer plus vivement notre Épopée nationale et, par elle, notre France. C'est notre vœu le plus cher, et ce serait notre meilleure récompense.
Léon GAUTIER.
BIBLIOGRAPHIE
DES