‹ Les épopées françaisesChapitre 4 sur 332 · I. — OUVRAGES GÉNÉRAUX SUR L’ÉPOPÉE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

I. — OUVRAGES GÉNÉRAUX SUR L’ÉPOPÉE FRANÇAISE

* Pour aborder l’étude des Chansons de geste, il convient de recourir tout d’abord à un livre synthétique, élémentaire, et qui expose avec clarté le dernier état de la science. Telle est l’œuvre de K. Nyrop, qui a été écrite en danois, mais dont il existe une traduction italienne sous ce titre : Storia dell’ Epopea francese nel medio evo (Turin, 1886, in-8°). Les quarante pages que Gaston Paris a consacrées à notre Épopée nationale dans sa Littérature française au moyen âge peuvent être considérées comme une Introduction nécessaire à toutes les études ultérieures. Cf. aussi les tomes I et II des Epopées françaises, etc., etc.

1 Fauchet (Claude). Recueil de L'origine de la langue et poésie françoise, ryme et romans. Plus les noms et sommaires des oeuvres de C XXV II poètes françois, vivans avant l’an MCCC. — Paris, 1581, in-4°.

(Citations de Doon de Nanteuil (p. 111) ; d’Aïe d’Avignon (p. 112); de Guiot de Nanteuil

(p. il|>) et die Siperis tiej Viricaus (sic ; p. 118). — Allusions à Berte (p. 36) et à Helias ( ibid .. Cf. Epopées françaises, t. II. pp. 643-644.]

2 Fançan. Le Tombeau des Romans où il est discouru : I. contre les Romans ; II. pour les Romans. — Paris, 1626, in-8°.

[P. 6 et 7 , mention assez curieuse de la légende de Roland : « Ils disent si sottement des choses si sottes qu’à peine me puis-je abstenir de ruer par terre ce fatras d’antiques romans en les lisant... C’est de tels autheurs que vous apprendrez que Roland estant blessé lit une belle harangue à son espée Durandal qu’il vouloit rompre sur un perron de marbre, lequel il coupa par le milieu, son espée demeurant entière et saine. »]

3 Pasquier (Estienne). Les Recherches de la France augmentées par l’autheur en ceste dernière édition de plusieurs beaux placards et passages et de dix chapitres entiers. — Paris, 1611, in-4°. — Le premier « livre » des Recherches avait paru en 1561.

[Liv. VI, chap. iii. « De l’ancienneté et progrez de nostre poésie françoise. « Cf. Epopées françaises, t. II, pp. 642, 643.]

4 Borel (Pierre). Trésor de recherches et antiquitez gauloises et françoises, réduites en ordre alphabétique. — Paris, 1655, in-4°. — Réimprimé à la suite du Diction-

2 BIBLIOGRAPHIE GENERALE

naire étymologique de Ménage, 1750. — Nouvelle édition, p. p. L. Favre. Niort, 1882.

5 Sorel (Charles). La Bibliothèque françoise ou le choix et l’examen des livres françois qui traitent de l’Éloquence, de la Philosophie, etc. — Paris, 1664, in-12.

[P. 166-158 : Des Romans de chevalerie et de bergerie. « Je ne rapporteray point, dit-il, les noms de tous les ouvrages de cette espèce : peu de gens les aiment aujourd’hui.» L’auteur ne mentionne que quelques Romans de la Table ronde.]

6 Huet (Daniel). Traité de l’origine des Romans. — Première édition, Paris, 1670, in-12.

[Anciens romans fi’ançais, pp. 121-161 de la 6® édition qui parut à Paris, 1685, in-12 :

L’auteur accorde la prééminence aux Provençaux: « Il me suffira de vous dire que tous ces ouvrages, auxquels l’ignorance avoit donné la naissance, portoient des marques de leur origine, et n’estoient qu’un amas de fictions grossièrement entassées les unes sur les autres et bien éloignées de ce souverain degré d’art et d’élégance où les François ont depuis porté les Romans. »]

7 Gordon de Percel [Lenglet-Dufuesnoy], De l’usage des Romans où l’on fait voir leur utilité et leurs différents caractères, avec une Bibliothèque des Romans, accompagnée de Remarques critiques sur leur choix et leurs éditions. — Amsterdam [Paris], 1734, 2 vol. in-12.

Bibliographie détaillée des Romans manuscrits et imprimés. L’auteur ne se pique pas d’une exactitude absolue, comme on en peut juger par l’extrait suivant (t. II, p. 232) :

« Ogier le Danois en vers, in-fol. ms., vers l’an 1270, par le poète Adenez qui dans son roman de Cleomadcs témoigne lui-même qu’ila fait les Romans d’Offier le Danois, de Bertin et de Cléomadès.

« Ogier le Danois en vers léonins, in-4°, ms. Je doute que ce soit la même chose que le précédent: je le mets toujours ici à son compte; l’examinera qui pourra. »

8 Galland (Antoine). Discours sur quelques a.nciens poètes et sur quelques romans gaulois peu connus.

Mémoires de V Académie des Inscriptions, t. II, 1736, pp. 673-689.

L’auteur n’a analysé qu’un seul de nos Romans, lequel est une œuvre de la décadence et auquel il n’a, d’ailleurs, rien compris : le Charlemagne de Girard d’Amiens.

9 Rivet (Dom). État des lettres en France au x° siècle.

Histoire littéraire, VI (1742), pp. 12-17 et VII (1746), Avertissement, p. lxxxii.

Le savant Bénédictin est le premier qui ait vraiment abordé l’étude de nos chansons. Il en exagérait peut-être l’antiquité et n’en connaissait pas suffisamment la substance ; mais il sut si bien attirer l’attention sur notre Epopée qu’on lui donna dès lors une place officielle parmi les études dignes d’occuper les érudits. C’était un progrès considérable .

Cf. «Réponse à Dom Rivet», Journal des Savants, 1742, p. 695.

10 La Curne de Sainte - Palaye

(Jean-Baptiste de). Mémoire concernant la lecture des anciens Romans de chevalerie.

Mémoires de l’Académie des Inscriptions, t. XVII (1743), pp. 787-799. (Reproduit par l'auteur au tome II de ses Mémoires sur l’ancienne chevalerie.)

La Curne de Sainte-Palaye, indépendamment de ce Mémoire, a fait exécuter des copies de nos chansons et a utilisé nos textes épiques à toutes les pages de son précieux Glossaire de la langue française dont il fit connaître le plan dans une brochure de 1756.

11 Jacquin (Armand-Pierre, abbé).

Entretien sur les Romans, ouvrage moral et critique dans lequel on traite de l’origine des Romans et de leurs différentes espèces.

— Paris, 1755, in-12.

Cf. Mémoires de Trévoux, janvier 1755, p. 187.

12 LongChamps (Pierre Charpentier, abbé de). Tableau historique des gens de lettres ou Abrégé chronologique et critique de l’histoire de la littérature françoise, depuis son origine jusqu’au xviu® siècle.

— Paris, 1767-1768, 6 vol. in-12.

[T. VI, pp. 219 et 226.]

C’est, en ce qui concerne le moyen âge, une sorte d’abrégé de VUistoire littéraire de dom Rivet.

13 Warton (Thomas). The History of English-poetry, etc. [ Histoire de la poésie angloise , depuis la fin du vm" siècle jusqu'au commencement du xvu®, précédée de deux Dissertations, l’une sitr l’origine des Romans en Europe, et l’autre sur l’introduction des lettres en Angleterre .] — Londres, 1774, in-8°. — Nouvelle édition. Londres, 1824, 4 vol. in-8°.

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