IL, X, 1;M., 6; B
4. M. Brunschvicg en compte cinquante-neuf uniquement consacrées à ces sujets.
« Il avait une éloquence naturelle qui lui donnait une facilité merveilleuse à dire ce qu'il voulait; mais il avait ajouté à cela des règles dont on ne s'était pas encore avisé et dont il se servait si avantageusement qu'il était maître de son style: eu sorte que, non seulement il disait ce qu'il voulait, mais il le disait en la manière qu'il voulait, et son discours faisait reflet qu'il s'était proposé » ; — ainsi se justifie enfin la présente étude.
Le principe fondamental de la rhétorique de Pascal, c'est la distinction des « deux entrées par où les opinions sont reçues dans l'âme ' », Tentendement et la volonté (ou le cœur). Ce n'est pas, comme il le reconnaît lui-même, que la volonté « forme la créance » ; mais elle n'en a pas moins une part prépondérante dans la conviction, parce qu'elle prévient l'esprit contre les opinions dont elle est heurtée, pour les opinions dont elle est flattée ^. JDans rAt-L(^.^i?.^7.'*^^^^?rï.Ptisc^l — géomètre encore — proteste contre cet abus: il trouve « cette voie (la volonté) basse, indigne, étrangère » ; il y voit une des preuves de la faiblesse et de la perversité humaines ; il n'admet comme légitime l'intervention du cœur que pour les choses de la religion. Mais, plus tard, à mesure que luimême obéit davantage aux inspirations de son cœur, il lui apparaît de plus en plus clairement que (( le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas^ », qu'il a « son ordre '' » à lui, et il en arrive à le proclamer supérieur à l'esprit luimême.