Vie de Pascal^ H., t. I, p Lxix; B., p
2. M. Brnnschvicg fait une remarque curieuse, c'est que Jacques Forlon, ou frère Saint-Ange, a peut-otrc le premier inspiré à Pascal cette idée de la conciliation des contraires, qui tient une si grande place dans les Pensées. Il disait « que ni les jésuites, ni Jansénius n'avaient connu entièrement la vérité, mais seulement une partie d'icelle... que, pour son sentiment, il embrassait ce qu'il y avait de véritable dans toutes ces deux opinions, et qu'en cela consistait l'excellence de sa doctrine, que tout ce qui se rencontrait de véritable, épars dans toutes les opinions, se rencontrait, ramené en son lustre dans sa doctrine, et que tous les sentiments, même les plus extravagants des anciens philosophes, et les opinions qui semblaient les plus ridicules quand on les considérait détachées des vrais principes, étaient néanmoins véritables et paraissaient très conformes à la raison, unies aux principes de sa doctrine, parce f(u'on connaît toujours la vérité, et qu'on ne se trompe jamais qu'en n'en connaissant qu'une partie, ou en excluant quelque chose... », etc. Cf. Cousin, loc. cit.