Lettre k M-* Périer, 26 Janvier 1648. B., p
Tout en la maintenant à la seconde place, il n*anéantissait donc pas encore la raison en face de la foi.
Si d'ailleurs il n'adoptait pas les principes du cartésianisme, toujours est-il qu'il continuait d'en appliquer la méthode. Sans doute il est opposé à la « manière subtile » de Descartes, mais dans l'entrevue qu'il eut avec le philosophe au mois de septembre 1G47, il s'en attira cet éloge « qu'il parlait avec raison ^ » et qu'on avait plaisir à discuter avec lui. De plus, dans tout le cours de sa polémique avec P. Noël, il emploie une méthode et professe des principes tout cartésiens : — l'indépendance de la raison dans la science et dans l'étude des phénomènes naturels : « Nous réservons pour les mystères de la foi que le Saint-Esprit luimême nous a révélés cette soumission d'esprit qui qui porte notre croyance à des mystères cachés aux sens et h la raison; » — la seule autorité de l'évidence : « On ne doit jamais porter un jugement décisif... que ce que l'on affirme ne paraisse si clairement et si distinctement de soi-même aux sens étala raison... que l'esprit n'ait aucun moyen de douter de sa certitude fet c'est ce qu'on appelle axiomes ) ou qu'il ne se déduise par des conséquences infaillibles et nécessaires des axiomes, etc.» — et par suite le rejet de toute autre autorité sinon