‹ Les époques de la pensée de PascalChapitre 43 sur 129 · L. 0. M., p. 179. Relation de Sœur Eupliémie · texte numérisé non relu

L. 0. M., p. 179. Relation de Sœur Eupliémie

2. «Je sais bien qu'à la rigueur elles [les «raisons de chicane» qu'alléguaient Pascal et M"" Périer] étaient véritahles, mais nous n'avions pas accoutumé d'en user ensemble » [Relation, L. 0. M., p. 180). — Cf. Barroux, Pièces notaHéea concernant Pascal [Bulletin du Comité des travaux historiques, p. 148. Leroux, 1888) ; et V* DB Grouchy, Pièces notariées concernant Pascal [Bulletin de la Société d'Histoire de Paris, mars-avril 1890).

la vanité et les amusements, pour préférer les aumônes que voulait faire sa sœur, à sa commodité particulière * . »

A ceux qui vivaient dans le véritable esprit du jansénisme, son état paraissait désespéré, et ils se disaient avec la mère Agnès ([u'a il n'y avait pas même lieu d'attendre un miracle de la grâce en une personne conwie lui ». Jusqu'où s'est-il donc laissé aller? comment se comporta-t-il à l'égard des préceptes moraux et des enseignements dogmatiques de la religion ? en un mot, fut-il ou ne fut-il pas « libertin » ?

Pour co qui est du libertinage au sens moderne de ce mot, du libertinage des mœurs, nous pouvons hardiment répondre que non. « Il n'avait point d'attache pour les autres, dit M"'' Périer ; je ne parle pas de ces attaches criminelles et dangereuses, cela est grossier, et tout le monde le voit bien, etc...*^. » Songeons à Timporlance que le christianisme à toujours attachée à celte vertu de la chasteté ; rappelons-nous que, pour des dévots, comme ledit La Bruyère '^ l'incontinence est le plus horrible des crimes ou même le seul crime qu'ils connaissent; relisons les pages où Saint-Cyran interdit la prêtrise à tout homme qui aurait une fois péché contre

2. II., 1. 1, p. Lxxxiii; B.,p.30. Et un peu plus haut: « Sa pureté..., vie. » — On sait que Pascal avait «effacé clans son livre de Montaigne tout ce qui était contre la cliasteté » {Port-Royal^ IV, 599).

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