L. 0. M., p. 201. Relation de Sœur Euphémie
culier* ». Jacqueline dépeint avec beaucoup de force le chagrin dans lequel la plongea cette conduite imprévue. Son frère, dans une visite qu'il lui fit, vit son désespoir et en fut touché : « De son propre mouvement, il se résolut à mettre ordre à cette affaire, s'offrant même de prendre sur lui toutes les charges et tous les risques du bien. » Mais, à ce qu'il semble, ce fut plus par point d'honneur et par amour fraternel que par esprit de dévotion. Que faut-il penser de cette affaire et jusqu'à quel point devons-nous l'en blâmer? Tout d'abord il faut bien noter qu'il était dans son droit et Jacqueline elle-même le reconnaît- : s'il a soutenu ses intérêts avec un peu d'âpreté, il ne voulait point dépouiller sa sœur. Puis M'"'' Périer qui, elle, n'était pas mondaine et avait gardé sa ferveur janséniste, s'était rangée de son côté et voulait comme lui empêcher Jacqueline de faire des libéralités au couvent. Légalement parlant, il est irréprochable. Mais enfin il n'avait pas comme M. et M'"'' Périer à défendre les intérêts et à assurer l'avenir de plusieurs enfants, il ne songeait en cela qu'à lui-même et à ses plaisirs : « Il était trop du monde et même dans