II. XXV, Gl; M., 799; B
première id<?c do Y Apologie de la Religion chré- //>///</'' : puisqiril avait trouvé pour sa foi un fondement inébranlable, visible h tous ceux que n'égarait point la malédiction divine, il se serait cru coupable de ne point coopérer selon son pouvoir à l'œuvre de la grâce.
11 y a plus : Pascal était personnellement intéressé dans ce prodige. « Il paraissait, dit l'historien de Port-Uoyal, que Dieu avait accordé ce miracle non s(»ub»ment aux prières et aux besoins de Port-Royal, mais encore à la foi de M. Pascal^. » Dans sa discussion avec r< liommr sans religion », il s'était en ([uelque sorte porté jrarantde la Divinité, en assurant ([u'elle se prononcerait par un miracle. «La joie qu'il eut de voir le Seigneur s'intéressera la parole qu'il avait donnée fut si grande qu'il en était
1. If., t. f, p. Lxxiv; V., p. 18. — Je ne sais pas pourquoi M. (iirau'l fp. 109). trouve les témoignages à ce sujet insufiisamiiient précis. Celui fie M"* Périer, on le voit, est très clair: celai <rKticnne Prrier dans sa /V^/«ce (« Pascal conçut le dessein de cet ouvra^'e plusieurs années avant sa mort >>) s'accorde parfaitement avec lui; et celui de Marguerite Périer (« il s'engagea durant sa retraile à travailler contre les athées » L. 0. M. 436) le confirme encore. M. Gir.iud voudrait faire de ïApolof/ie Touvrage de toute la vie rit; Pascal depuis sa première conversion, parce qu'on lui voit dès cette époque exprimer Tidée de la possibilité d'une démonstration du christianisme (lettre du 26 janvier 1648), et parce qu'on retrouva dans les Pensées des traces de sa vie mondaine. Mais il est tout naturel que Pascal ait rais son expérience de la vie mondaine à profit, et cela ne prouve pas qu'il l'ait faite pour la mettre à profit; et si Pascal a songé dès 1648 cpi'il était |)()ssiblc de faire une Apologie^ cela ne prouve pas qu'il ait dès lors songé i\ la ctunposer lui-mAme. Et les témoignages contraires sont là.