‹ Les époques géologiques de l'AuvergneChapitre 35 sur 115 · PILON · texte numérisé non relu

PILON

le grain défient toujours pins fin ; comme si « gênés par les parois do filon , le; éléments da granité n'avMent pas pu se séparer et «e cristalliser aussi distinctement que dans les autres portions de la masse. Il se fait aussi on changement reraarqooble dans les proportions de ces éléments, suivant leur éloignement de la masse do granité. A une certaine distance de Torigine du filon , le granit cesse de contenir du mica 9 plus loin le feldspath disparaît et le filon se termine alors par une simple veine de quartz compacte. Tous les filons se terminent par une pointe aiguë. Je vis près du sommet de la montdgne les filons les plus considérables : il y en a deux , parallèles, de 3 à 4 pieds de longueur et d'un pied de largeur à leur origine; d'autres sont plus étendus mais moins larges ; il y en a qui n'ont guère plus d'un pouce d'épaisseur. J'observai en général que plus le filon était étroit , plus le grain du granité était fin. » ( Voyage en Ecosse f t. 2, p. 51).

H. Fournet, dons son Mémoire sur les filons de l'Âvovroo , décrit tous les gttes métalliques qui se trouvent sur les deui flancs de la masse primordiale de cette contrée qui est encore une dépendance ou un appendice du plateau central. Ce savant qui considère presque tous les filon; métallifères comme éruptifs, rattache une partie de ces filons aux éruptions porphyriques et les autres aux systèmes serpeotineux de Najac et de Milhau. «c Tous ces filons sont » éruptifs, dit-il, aussi bien que les roches dont ils dérii vent, comme le prouve leur rubanement imparfait et le » désordre général de leur structure , qui indique des étire- » ments , des contractions de cristallisation , et nullement

• une stratification régulière, telle qu'on devrait la trouver

• dans l'hypothèse d'une sédimentation aqueuse. La bour-

» nonite qui est commune à toas , constitae no fait asseï re- » marquable k cause de sa rareté habituelle dans les 6loos » des autres pays. » f Ann. de la soe. d'agric. de Lyon, t. 7, p. 82).

Chaque fois que la croûte terrestre a été percée pour laisser échapper une roche quelconque « on peut distinguer la roche elle-même» motif principal de Téruption» et les conséquences ou les accessoires de l'émission de cette roche. C*est là une vérité qu'il faut toujours avoir présente à la mémoire* quand on étudie les caractères des terrains et quand on veut se rendre compte de la présence des filons. Cette manifestation secondaire de Tintérieur de la planète sur sa croûte eitérieure a eu lieu à toutes les époques géologiques, chaque fois qu'une cause quelconque a brisé Técorce solide du globe. Les fentes opérées dans ces circonstances ont été ensuite remplies, soit de matières pierreuses, soit de produits métalliques , et plus souvent de ces derniers disséminés dans des guangues diverses.

Mais on ne peut se dissimuler que Peau ait joué un rûle considérable dans toutes ces émissions de roches éruptives. L'eau étendue autrefois sur une surface plus grande que celle aujourd'hui occupée par elle , était toujours prête k s'infiltrer dans les moindres fractures et à concourir à la formation de toutes les roches éruptives. A chaque instant, elle trouvait l'occasion de pénétrer jusqu'à la surface d'action chimique du globe, et de reparaître au dehors chargée de principes particuliers qu'elle déposait autour de son point d'émergence oiï qu'elle abandonnait dans ses longs conduits souterrains. Il y a donc bien peu de roches éruptives , bien peu de filons dans ces roches ou sur le bord de ces roches, qui n'aient éprouvé au moins des modifications de

Page 1