QUARTZ
consolidation des schistes ; nous ne nions pas qae telle soit peut-être l'origine d'une portion de ces quartz ; mais la pénétration de la roche et du quartz est si intime , l'abondance de la silice est telle à toutes les époques géologiques , qu'il faut admettre son arrivée en même temps que les roches feuilletées se déposaient. L'extrême solubilité de la silice à l'état naissant , est une raison de plus à ajouter en labeur de celles qui se réunissent pour indiquer une formation contemporaine.
Mon savant ami , M. Fournet , a publié sur l'injection du quartz dans les micaschistes, un mémoire très-intéressant (Société d'agriculture de Lyon ^ séance do 18 avril 1845^, et rien ne s'oppose, comme nous l'avons dit déjà, à ce que des injections de silice aient pu avoir lieu , surtout comme il l'indique» avant ou pendant la consolidation du micaschiste ; mais alors, il y aurait eu simultanéité de formation. Nous penchons plutôt pour une solution aqueuse de silice , et pour un dépêt analogue à celui de la silice qui a formé les ménilites dans les calcaires d'eau douce.
Nous n'attribuons pas au quartz des granités et des porphyres , à celui des granités surtout, le même âge qu'à celui de la roche elle-même. Ce quartz se présente en filons quelquefois très-étendus dans cette roche primitive. C'est donc dans les régions oii le granité domine , que nous devons rencontrer ces filons ; c'est dans les parties nord , est et ouest du département du Puy-de-DAme. Ils se prolongent souvent dans les départements de l'Allier, de la Creuse et de la Loire. Au sud , où le département du Puyde-DAme est bordé par une zone de gneiss ou de micaschiste y les filons de quartz deviennent beaucoup plus rares, mais ils reparaissent dans le Cantal.
Quelques-uns de ces filons sont intimement liés ao porphyre quartzirère et y passent inseDsiblement.
U est difficile de suif re les aflleurements de ces filons de quartz blanc , et nous sommes loin d'avoir pu tracer sur la carte tous ceux qui eiisteot sur le terrain : ils ne se monlreiit quelquefois que sur un seul point , ou bien, ils sont trop petits, trop peu saillants pour èire distingués ; mais il en est quelques-uns qui par leur puissance, leur volume et leur étendue, impriment au paysage un cachet particulier, et se pourraient être omis par des personnes étrangères même à toute notion de géologie.
Nous connaissons plusieurs de ces derniers que nous avons pu suivre sur quatre à cinq kilomètres de longueur. Il est probable aussi que quelques-uns d'entr'eux , placés à d'assez grandes distances et que nous avons considérés comme distincts « ne sont que des prolongations d'autres filous qui peutêtre s'amincissent dans les intervall s et ne font pas saillie.
La direction de ces filons de quartz blanc est des phis remarquables. Quek|uesmns suivant la direction générale des filons de porphyre» vont N.-S. ou plutôt N. N.-E., S. S.-O., mais la plupart ont entr'eux deux directions dif^ férentes et opposées.
La très-grande majorité se dirige du N.-O. au S.-E.» ae déviant peu de celte direction. On voit pourtant sur quel* ques points des lignes un peu brisées qui changent la diree* tion moyenne. Quelques exceptions très-rares prennent même la direction O.-E.
La seconde direction principale coupe la première à an* gle droit puisqu'elle estN.-E. S.-O.; bien que moins nombreux dans cette ligne , ces filons sont queiquefob très^en* dus et très-développés.